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La France va renforcer son contingent en RCA, et la Guinée au Mali

La France veut "augmenter sensiblement" le nombre de ses soldats en République centrafricaine (RCA) tandis que la Guinée compte quelque 900 hommes au Mali, ont annoncé jeudi les présidents français François Hollande et guinéen Alpha Condé.

Soulignant que la situation était "extrêmement grave" en RCA, le président français a indiqué que "la France qui a déjà 400 hommes sur place pour sécuriser notamment l'aéroport (de Bangui) et protéger ses ressortissants est prête à accompagner" le processus que les Nations unies sont sur le point d'engager.

"Selon la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et selon la participation des contingents africains", la France "s'apprête à augmenter sensiblement (son) contingent", a-t-il précisé sur le perron de l'Elysée, au côté de son homologue guinéen, à l'issue d'un entretien.

"Dans quelques jours, une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies permettra aux Africains et à la communauté internationale d'agir", a-t-il rappelé.

"Des massacres ont déjà eu lieu, des exactions se sont produites, il y a même des conflits religieux qui sont en train d'apparaître", a fait valoir le chef de l'Etat français, relevant qu'il s'agissait "d'accompagner les Africains pour qu'ils assurent eux-mêmes leur sécurité".

Pour François Hollande "il n'y a pas de temps à perdre". La situation de la Centrafrique, a-t-il poursuivi, sera "au c½ur des discussions" pendant le sommet de l'Elysée qui réunira une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains les 6 et 7 décembre à Paris.

La Centrafrique s'enfonce dans le chaos, au rythme des violences quotidiennes dans les provinces reculées comme à Bangui, ce qui a poussé lundi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à demander l'envoi de 6.000 Casques bleus.

D'autre part,le président guinéen a indiqué que son pays allait "envoyer 927 soldats" au Mali, à Gao et Tombouctou, "au plus tard vers le mois de mars" pour renforcer la Mission intégrée de l'ONU pour la stabilisation au Mali (Minusma). Il faut "libérer le Mali définitivement" des islamistes toujours actifs au nord et "nous sommes décidés à accompagner IBK (le président malien Ibrahim Boubacar Keïta) dans la bataille pour l'unité du Mali", a-t-il dit.

François Hollande a "remercié" la Guinée pour sa participation à l'opération des Nations unies au Mali, jugeant que "ce groupe de 927 hommes était tout à fait essentiel pour sécuriser le territoire alors que la France va se retirer progressivement après les élections législatives" qui se tiennent en fin de semaine.

AFP

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