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La grève se poursuit

Les grévistes dénoncent des intimidations flagrantes et une atteinte à leur droit syndical.La direction de l'Etusa, de son côté, conteste leur débrayage et parle de revendications «déjà satisfaites». Le fameux bus bleu qui sillonne l'Algérois risque de foncer droit dans le mur de la crise qui paralyse l'Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger (Etusa). Cette dernière est en butte à un conflit grave qui lui occasionne chaque jour près de 2 millions de dinars de pertes, alors que le bras de fer qui oppose la direction générale aux travailleurs, en grève illimitée depuis plus d'une semaine, se durcit et peine à trouver son épilogue. La justice, saisie par la direction, a ordonné aux grévistes la reprise immédiate du travail. Si une partie des travailleurs a repris dans la journée d'hier, la majorité ne l'entend pas de cette oreille. «On refuse de céder à la pression et aux intimidations», lâche un gréviste. «Les grévistes poursuivis ont reçu une convocation par le biais d'un huissier de justice dimanche à 19h, ils ne nous ont même pas laissé le temps de prendre des avocats et de préparer notre réponse que le verdict est déjà tombé», peste-t-il. Et d'ajouter : «La justice a tranché, mais nous avons introduit un recours avec l'aide du réseau d'avocats de la Ligue des droits de l'homme.» Les grévistes dénoncent des intimidations flagrantes et une atteinte à leur droit syndical. La direction de l'entreprise, de son côté, conteste leur débrayage et parle de revendications déjà satisfaites. Dans un compte rendu destiné à la presse, la cellule de communication répond qu'elle ne «peut répondre favorablement à toutes les revendications exprimées par les travailleurs». Et d'ajouter qu'«elle a pris en compte les revendications qui sont de son ressort», tout en soulignant le caractère illégal de cette grève. Les deux parties campent chacune sur sa position. Un véritable dialogue de sourds. Dixième jour de grève illimitée et les chauffeurs et receveurs du transporteur public continuent de réclamer la satisfaction de leurs revendications. Ils demandent l'application de la convention collective et l'alignement du salaire de base sur le SNMG (18 000 DA). Ils réclament également l'arrêt du gel de leur section syndicale, datant du mois d'octobre. La direction répond que «la dissolution du syndicat d'entreprise relève de la responsabilité des instances syndicales de l'UGTA». Pour les grévistes, le mot d'ordre est clair : «La direction générale fait de fausses déclarations et tente de manipuler l'opinion publique.» La poursuite de la grève est incontestable, à leur sens, en dépit du fait que plusieurs «actions aient été entreprises pour la casser». En attendant, la galère du transport à Alger s'envenime et le ministère des Transports reste étrangement silencieux.  

El Watan

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