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Quelle garantie pour la qualité ?

L'exigence faite par le ministère de la Santé de baisser les prix risque de se répercuter négativement sur la qualité des médicaments commercialisés en Algérie. Les opérateurs en pharmacie, importateurs et producteurs, dont les programmes prévisionnels au titre de l'année 2014 ont été visés par la direction générale de la pharmacie et des équipements du ministère de la Santé, sont informés qu'une éventuelle baisse des prix sera décidée par le comité économique pour les médicaments, objet de renouvellement des décisions d'enregistrement. «Cette décision entraînera la restitution systématique des programmes concernés et leur remplacement par d'autres avec le nouveau prix arrêté par ledit comité», précise la note datant du 10 novembre dernier de la direction des produits pharmaceutiques.  Près de 1000 produits pharmaceutiques seront concernés par cette mesure instaurée par la direction de la pharmacie, «sans prendre en considération tous les aléas liés à l'approvisionnement de ces produits, que ce soit par l'importation ou par la fabrication. Une décision qui ne répond à aucune logique. Il n' y a pas de procédures préétablies et affichées concernant la décision de baisse des prix. Il faut rappeler que ce sera un prix fixé durant les cinq années de vie de la décision d'enregistrement, alors que les prix des matières premières augmentent chaque année, la main-d'½uvre également. A cela s'ajoute la récente dévaluation du dinar. Il faut s'attendre à de véritables perturbations dans la disponibilité du médicament», nous confie une source proche du dossier. Et de signaler que ce qui est à redouter est de voir des médicaments de mauvaise qualité commercialisés en Algérie. «Un impact inévitable puisque les opérateurs en pharmacie, notamment les producteurs vont se rabattre sur des sources d'approvisionnement en matière première de bas de gamme et il en est de même pour l'importation», ajoute notre source. Ce qui entraînera des conséquences désastreuses sur la prise en charge de patients algériens. Et de signaler que de «pareilles décisions prises à travers certains pays arabes ont abouti à des résultats catastrophiques sur la qualité de l'industrie pharmaceutique et de la prise en charge thérapeutique. Ce qui risque d'arriver à notre jeune industrie qui, pourtant, commence à connaître un véritable essor».  

El Watan

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