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Peine capitale requise contre les auteurs

Le tribunal criminel près la cour de Tizi Ouzou a examiné, hier, l'affaire de l'enlèvement et de l'assassinat du jeune Hadjou Aghiles, fils d'un entrepreneur d'Azeffoun. Les faits remontent au mois d'octobre 2012. Les quatre accusés, H. Mohamed, C. Amar, B. Mehdi et Y. Amar, âgés de 19 à 33 ans, ont nié les griefs liés à l'homicide volontaire avec préméditation, arguant que la victime a été «accidentellement tuée.»   Les avocats de la défense ont demandé la requalification des faits en «coups ayant entraîné la mort». La requête de la défense n'a pas été acceptée. Ainsi, après l'audition des mis en cause et des témoins, le représentant du ministère public a requis la peine capitale pour trois accusés et dix ans de prison ferme pour le quatrième. Il est utile de noter que ce procès devait avoir lieu durant la dernière session criminelle, mais il a été renvoyé en raison de l'absence de l'avocat d'un des mis en cause. Les chefs d'inculpation retenus contre les accusés sont «création d'association de malfaiteurs», «homicide volontaire avec préméditation», «rapt en vue de réclamer une rançon» et «dissimulation de corps de la victime». Rappelons qu'au lendemain de l'enlèvement d'Aghiles, le 18 octobre 2012, une cellule de crise avait été mise en place par les habitants d'Azeffoun. Des milliers de personnes avaient battu le pavé pour exiger la libération de ce fils d'entrepreneur et se sont élevées contre le phénomène des rapts. Une grève générale avait été également observée dans la ville d'Azeffoun. Un large mouvement de solidarité avait été manifesté à la famille Hadjou. Une caravane de sensibilisation et de recherche avait été également menée par des citoyens, qui ont sillonné les communes de la Kabylie maritime dans l'espoir d'exercer une pression sur les ravisseurs et libérer Aghiles, mais en vain. Et pour cause, ce jeune homme a été retrouvé mort, assassiné et enterré sur une plage de la commune d'Aït Chaffaâ, à l'est d'Azeffoun. Au lendemain de cette découverte macabre, les éléments de la gendarmerie avaient mis la main sur les auteurs de ce drame qui ont comparu, hier, devant le tribunal criminel près la cour de Tizi Ouzou. Le verdict de ce procès devait être prononcé la nuit dernière en raison des nombreuses plaidoiries des avocats de la défense.  

El Watan

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