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La prescription médicale est obligatoire

Le vaccin antigrippal n'est pas en vente libre dans les pharmacies. Il ne peut être obtenu que sur ordonnance. La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière pour l'année 2013-2014 a débuté depuis un mois, soit le 20 octobre dernier, sans pour autant provoquer le rush. Avec cette première vague de froid qui sévit actuellement à travers le pays, les centres de santé publique connaissent une activité particulière. Les personnes concernées par cette vaccination se confondent dans des queues interminables qui se constituent dès les premières heures de la matinée dans les polycliniques,  avec ceux qui  sont là pour des soins spécifiques. Ils sont tout de suite découragés et décident de rebrousser chemin. «Je me suis présenté avec le vaccin que j'ai acheté en pharmacie au centre de santé pour me faire vacciner et à ma première surprise, je me retrouve à faire la queue face au bureau des consultations pour me faire délivrer une ordonnance exigée par le personnel médical. J'ai donc abandonné et je me suis fait vacciner chez le pharmacien du coin», relate un citoyen venu se faire vacciner à la clinique Bouchenafa à Belcourt. Et à un autre d'enchaîner : «J'attends mon tour depuis ce matin pour me faire vacciner. Je dois d'abord passer par le médecin, alors je fais la chaîne.» Une situation qui risque de se compliquer dans les prochaines semaines si toutes les dispositions ne sont pas prises pour faciliter la vaccination. Du côté du ministère de la Santé, on rassure que le dispositif de vaccination sera encore une fois réactivé bien que toutes les dispositions soient mises en place pour faciliter la l'opération. «Les structures de santé ont été dotées de tous les besoins exprimés en matière de vaccins. Il est important de signaler que la vaccination doit être faite sous prescription médicale. Sa vente en pharmacie est interdite sans ordonnance», a insisté le professeur Mesbah, directeur de la prévention au ministère de la Santé avant de rappeler que le vaccin antigrippal n'est pas en vente libre partout dans le monde, au même titre que tous les autres vaccins. Le professeur Mesbah a également indiqué que des unités de vaccination sont mises en place dans les polycliniques et les centres de santé pour assurer la vaccination et les prélèvements des premiers cas de grippe. «Le pic de l'épidémie de grippe saisonnière est souvent attendu, chez nous, entre la fin du mois de novembre et le début du mois de décembre. Ainsi, un rappel à la vaccination et la réactivation du dispositif global seront lancés dès cette semaine. A cet effet, des lits de réanimation seront dégagés dans les différents services, tels que les maternités, les réanimations et dans les unités de suivi des maladies respiratoires. L'équipe sentinelle de l'Institut Pasteur d'Algérie (IPA) est aussi chargée d'assurer la surveillance de la grippe et de faire le point de la situation», a-t-il indiqué. Pour rappel, la grippe est une infection respiratoire aiguë, souvent considérée comme bénigne, dont l'évolution peut être compliquée en raison d'une virulence particulière du virus ou à cause de la fragilité des personnes infectées. La vaccination est donc recommandée aux populations à risque élevé de complications, à savoir les personnes âgées de 65 ans et plus ainsi que les personnes adultes et enfants présentant une pathologie chronique. Il s'agit, entre autres, selon le ministère de la Santé, des personnes atteintes de cardiopathie, d'affections pulmonaires chroniques, d'affections métaboliques (tels le diabète et l'obésité), d'affections rénales, immunodéficiences acquises ou congénitales, notamment les patients transplantés ou atteints de néoplasie sous-jacente ou infection par le VIH, ou encore d'asplénie ainsi que les femmes enceintes et le personnel de santé.  

El Watan

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