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Libye: libération du n

Le numéro deux du renseignement libyen, Moustapha Nouh, enlevé la veille près de l'aéroport de Tripoli, a été libéré lundi par ses ravisseurs, a indiqué à l'AFP une source auprès de ce service.

"M. Nouh a été libéré aujourd'hui", a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat, refusant de donner plus de détails.

Plus tard, dans une déclaration à l'agence libyenne Lana, M. Nouh a indiqué avoir été enlevé par des "criminels" de la ville de Zenten (170 km au sud ouest de Tripoli).

Il a précisé avoir été conduit à Zenten, sans préciser les raisons de son enlèvement.

Sa libération est intervenue après l'intervention d'ex-rebelles de Zenten et de Misrata, selon lui.

Un ex-commandant rebelle a indiqué dimanche à la chaîne privée libyenne al-Naba qu'il était en compagnie de M. Nouh lors du rapt. Ala Abou Hafess a raconté, qu'à leur sortie de l'aéroport, des hommes armés leur ont bloqué la route avant de les faire monter dans un autre véhicule.

Il a indiqué avoir réussi à échapper à ses ravisseurs en ouvrant la portière de la voiture. "Je me suis échappé en courant. Ils ont tiré sur moi mais je n'ai pas été touché", a-t-il poursuivi, ajoutant que M. Nouh, le directeur adjoint du renseignement, avait été conduit vers une destination inconnue.

L'enlèvement de M. Nouh, qui est originaire de la ville de Misrata (à 200km à l'est de Tripoli), intervient sur fond de tensions entre groupes armés de Misrata et de Tripoli après d'affrontements meurtriers entre ces deux groupes dans la capitale libyenne.

Les violences avaient éclaté vendredi quand une milice originaire de Misrata, installée dans le quartier de Gharghour dans le sud de Tripoli, avait tiré sur des manifestants pacifiques venus réclamer son départ de la capitale. En représailles, des hommes armés ont attaqué le QG de la milice de Misrata et les heurts ont fait au moins 43 morts et plus de 450 blessés, selon le ministère de la Santé.

Les ex-rebelles de Zenten et de Misrata sont entrés dans la capitale, dans la foulée de la "libération" du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 et ne l'ont pas quitté depuis.

Formant des milices, ils ont occupé des casernes et des villas qui appartenaient aux membre de l'ancien régime, qu'ils considèrent comme un butin de leur guerre contre le régime de Mouammar Kadhafi.

Les ex-rebelles de Zenten et Misrata ont puisé dans l'arsenal de l'ancien régime. Ils sont les mieux armés en Libye, disposant de différentes armes légères et lourdes et des véhicules armés, y compris des chars.

 

AFP

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