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Institut Pasteur d’Algérie : La moyenne d’âge des machines dépasse les 20 ans

De nombreux projets sont encore à l'arrêt au niveau de l'Institut Pasteur d'Algérie (IPA) alors des financements importants ont été mis en place. Outre les équipements acquis pour l'amélioration du diagnostic de certaines pathologies non encore fonctionnels, la production demeure le maillon faible de l'IPA. Des projets d'étude pour la rénovation des installations et la relance de la production ont été mis au point, mais rien n'est encore finalisé. Les responsables de la production ne cessent d'alerter le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière sur les arrêts répétitifs de la production dus à des problèmes techniques et d'approvisionnement, sachant que les équipements sont vétustes, leur moyenne d'âge tourne autour de 20 ans et plus. «Les techniques de production sont obsolètes et doivent être mise à jour. Un gros effort de mise à niveau est indispensable», ont-ils insisté. Dans un rapport d'expertise réalisé en 2010 par un bureau d'étude international pour la réhabilitation des installations et la mise en place de bonnes pratiques de fabrication à l'Institut Pasteur d'Algérie, «un danger très élevé de contamination et de risque sur le personnel» a été constaté au niveau des unités et des machines de mise en forme pharmaceutique. L'état des équipements, datant pour la majorité des années 1970, est déplorable. Ils sont utilisés pour la production de sérum de groupage, de sérum thérapeutique et de tous les vaccins pour la santé humaine et animale. Le rapport a également relevé un manquement aux bonnes pratiques de fabrication au niveau des locaux des unités de mise en forme pharmaceutique. D'autres projets de développement et de recherche bénéfiques pour l'institution et pour la santé publique sont aussi en souffrance, alors que de nombreuses démarches ont été introduites auprès de plusieurs partenaires et instances étrangères. Le cas de la fabrication du vaccin anticlaveleux (vaccin à usage vétérinaire contre la variole du mouton) est édifiant, selon un spécialiste proche du dossier. Fabriqué par l'IPA pour le compte du ministère de l'Agriculture et destiné à vacciner le cheptel ovin, ce vaccin était produit sur des brebis vivantes. Une méthode considérée comme archaïque, il fallait alors importer des brebis indemnes de contamination par le virus claveleux. «Pour cela, tous les deux ou trois ans environ, 200 brebis étaient importées de France, d'une région spécifique du massif central. Cela permettait d'allier l'utile à l'agréable pour une ou deux personnes, toujours les mêmes, qui faisaient une virée touristique en France tous frais payés.» Vu toutes les difficultés et les coûts de revient, la direction de l'IPA a pris contact, en 2010, avec un chercheur algérien travaillant en France et aux USA dans le domaine biotechnologique. Une collaboration a donc été mise au point et le chercheur a accepté de former de jeunes scientifiques. Un protocole de collaboration a été rédigé et un contrat d'assistance a été signé par l'intéressé avec l'IPA. Le scientifique s'est alors engagé à accompagner l'IPA dans le processus de mise au point d'une lignée de cellules immortalisées pour la production de ce vaccin anticlaveleux avec une méthode biotechnologique moderne et de mettre en place, à l'IPA, une école de génétique et de biotechnologie pour former nos jeunes chercheurs. «Ce contrat de partenariat prévoyait de suivre la progression du projet et la présence du scientifique tous les trois mois en Algérie pour un court séjour. Les premières souches de cellules immortalisées étaient prévues pour décembre 2012. Un dossier pour l'obtention d'un brevet international pour l'invention de cette lignée cellulaire était sur le point d'être constitué. Malheureusement, le directeur général de l'époque, le professeur Tazir, a été démis de ses fonctions et le projet a été définitivement arrêté malgré les sollicitations du scientifique algérien. La production a donc été reprise selon les anciennes méthodes», déplore notre source.  

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