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La LADDH agit pour la protection des dénonciateurs

Protéger ceux qui dénoncent la corruption. Une commission mise en place par la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH) prépare actuellement une série de recommandations afin d'aboutir à des textes à même de défendre les citoyens qui révèlent des cas de corruption. «Ces propositions, qui viendront en complément des failles que connaissent les lois existantes, seront bientôt rendues publiques et seront soumises au gouvernement», affirme Mourad Tchiko,  secrétaire national du Snapap. Car il n'est pas rare qu'au lieu de lutter contre la corruption, la répression s'abatte sur des employés qui informent la justice, leur hiérarchie ou l'opinion publique. «Il y a beaucoup de cas, et j'en fais partie», rappelle M. Tchiko. «J'ai été suspendu de mon poste en 2004, sanctionné pour avoir fait éclater au grand jour un grand dossier de détournement. Les mêmes cas ont été enregistrés dans, entre autres, les Douanes, la BA, ou encore l'ex-Casoral», ajoute-t-il. Là où le bât blesse est que l'Algérie a adopté, en 2006, une série de lois pour lutter contre tous les phénomènes de corruption, mais qu'aucun mécanisme d'application n'a suivi pour que ces textes soient effectifs. «Ce qui abouti à une lutte de façade, pour sauver les apparences. Pis, l'administration et la justice, au lieu de protéger les dénonciateurs, leur font subir pressions et représailles», explique-t-il, en marge d'une conférence organisée, hier, par la LADDH. Concernant les droits et leur respect, il y a un véritable décalage entre les discours, les textes et la pratique. «Le gouvernement a opté pour : ''Dites ce que vous voulez, mais nous faisons ce que nous voulons''», déplore Salah Dabouz, avocat et président de la section d'Alger de la LADDH. «Et la justice, instrumentalisée à souhait, n'hésite pas à sévir, sans même plus prendre le soin de sauver les apparences, en donnant de la forme et du fond à ses décisions», conclut-il.

LADDH

La rédaction

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