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FLN : Les contestataires exigent un retour

La réunion d'aujourd'hui est une résistance contre la déviation, notre combat est un combat de militants pour le triomphe du droit.» Cette déclaration, faite par Abderrahmane Belayat, ne peut être plus claire quant à la volonté de plusieurs dizaines de membres du comité central prêts à en découdre avec Amar Saadani. L'ancien coordinateur du FLN, qui a animé hier une conférence de presse aux côtés de Abdelkrim Abada et Mohamed Bourezam, à l'occasion de la réunion tenue hier au siège du mouvement de redressement du Front de libération nationale (FLN) sur les hauteurs d'Alger par les membres du Comité central contestant le secrétaire général, n'y a pas été avec le dos de la cuillère en évoquant la situation du parti : «La lutte va continuer contre l'opération de destruction du FLN.» La réunion du comité central que Amar Saadani organise aujourd'hui à l'hôtel El Aurassi, à Alger pour l'adoption de la nouvelle composante du bureau politique est qualifiée d'«illégale» par l'ancien membre de l'exécutif du parti. Selon lui, «tout ce qui découle de la rencontre du 29 août dernier, interdite par la justice mais imposée par des personnes influentes au pouvoir et l'argent sale, est nul et non avenu». Abdelkrim Abada n'en dira pas moins en insistant, lui, sur la nécessité et l'urgence de libérer le FLN de cette pieuvre qui s'appuie sur «la triche et la fraude». Le coordinateur du mouvement de redressement accuse Amar Saadani et ses appuis de «détourner le parti et la volonté de ses militants pour servir des desseins sordides». «Plus de 90% des cadres et de la base militante, selon lui, sont contre ce qui se passe.» «On ne va pas se taire contre les agissements de cette personne qui se cache derrière des hommes influents au sein du pouvoir pour s'attaquer aux institutions du pays», ajoute Abdelkrim Abada, qui affirme avoir l'engagement et l'adhésion de 135 membres du comité central. «Nous ne sommes ni avec Bouteflika, ni avec Benflis, ni avec Kadour», lâche le conférencier avant de préciser que ce qui motive les contestataires c'est l'avenir du FLN. Dans un communiqué n°2 au ton très sévère, signé par Abderrahmane Belayat au nom des membres du comité central, les opposants à Amar Saadani se disent «engagés à barrer la route aux aventuriers et au complot concocté par le scénario mis en place à l'hôtel El Aurassi le 29 août dernier». Dénonçant les comportements «des auteurs de ce complot qui ont bafoué la légalité en voulant imposer le fait accompli à travers des procédés de terreur, de corruption, et en désinformant l'opinion nationale et internationale», les rédacteurs du communiqué appellent «tous les militants du parti à une grande mobilisation pour faire échouer cette conspiration dirigée par le groupe de Saadani qui a opté pour la politique de la terre brûlée». Selon la même source, les membres du CC considèrent que la rencontre d'aujourd'hui à l'hôtel El Aurassi «n'est qu'une autre étape du fait accompli qui a imposé Amar Saadani à la tête du parti». Abdelkrim Abada, Abderrahmane Belayat et leurs collègues du comité central appellent «les militants du FLN à la mobilisation pour remettre le parti sur les rails de la légitimité et au refus du fait accompli qui consacre le coup de force à desseins destructeurs : la corruption, le népotisme et le clientélisme, à l'opposé des valeurs de Novembre». Ils tirent en effet la sonnette d'alarme et avertissent «quant aux graves conséquences qui guettent l'Etat et la société du fait de l'aggravation du phénomène de la corruption lorsque les partis en deviennent producteurs et protecteurs». Les opposants à Amar Saadani et à «ses appuis au sein du pouvoir et bailleurs de fonds», affirment avoir entamé la préparation de la tenue d'une session légale du Comité central avant les élections présidentielles d'avril 2014 pour élire un secrétaire général.  

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