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Défilé militaire des élèves de polytechnique à Bastille, REUTERS/Gonzalo Fuentes
Défilé militaire des élèves de polytechnique à Bastille, REUTERS/Gonzalo Fuentes

Pourquoi les jeunes Africains formés dans les grandes écoles hésitent à rentrer au pays

Ils viennent au départ avec l'intention de repartir aider le continent, mais seule la moitié s’y tient.

Cette prestigieuse école que l’on pensait réservée à l’élite européenne se diversifie et accueille désormais beaucoup plus d’africains. Selon Jeune Afrique, en 2012, ils représentaient 27% des élèves étrangers. Ils sont majoritairement Marocains, «en raison des classes préparatoires de qualités.»

Ainsi on retrouve parmi eux «313 Marocains, 181 Tunisiens et une trentaine d’Algériens, de Sénégalais, de Camerounais» parmi le cercle d’anciens élèves.

«De plus en plus d'Africains tentent leur chance», explique Mathieu Le Traon, directeur adjoint des relations internationales. Car depuis 1995, l’X a également ouvert ses portes aux élèves en licence de Mathématiques ou Physique, toutes nationalités confondues. C’est donc par cette voie qu’arrivent la plupart des élèves subsahariens qui intègrent le fameux cursus, polytechnique.

Afin de ne pas jeter ces jeunes dans la nature, un groupe d’entraide a été créé : X-Afrique. Mis à part les cercles de réflexion, le groupe cofondé par Alain Ducass et Hatime Araki en 2003, organise le parrainage de nouveaux élèves. Khadija Lahlou, étudiante marocaine en deuxième année du cycle ingénieur en bénéficie.

«Je suis parrainée par un Marocain entré à Polytechnique en 1962, cinquante ans avant moi !»

Indépendamment de ce système de parrainage, le cursus en lui-même donne à ces élèves l’occasion de se créer un bon carnet d’adresses. Ceux qui étaient donc venus pour étudier puis repartir dans leur pays changent généralement de projet, à défaut d’avoir des offres attractives.

Seule une moitié repart directement sur le continent, à l’inverse de  Khadija Lahlou : «Je veux me faire une expérience à l'international puis, dans une dizaine d'années, rentrer au Maroc pour rejoindre un groupe comme l'ONE [Office national de l'électricité] ou l'OCP».

Lu sur Jeune Afrique

Greta Mulumbu

Journaliste

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