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70 ans du PPS : Ce que je sais du Parti Communiste Marocain…

Feu Ali Yata, 1920 -1997 

 

Un communiqué du Bureau politique du Parti du Progrès et du Socialisme, PPS, nous apprend que cette formation célèbre en ce mois de novembre 2013, le soixante-dixième anniversaire de la fondation du Parti Communiste Marocain, dont il se réclame non sans une fierté légitime.

Le texte du BP du PPS évoque dans un style qui lui appartient, les principales étapes qui ont marqué le parcours militant de cette formation, en une approche qui fait surtout oeuvre d'auto-justification de sa démarche actuelle plutôt que de rappel des constituants historiques qui caractérisent l'identité du Parti Communiste et de ses « successeurs », le Parti de la Libération et du Socialisme,  PLS, et le Parti du Progrès et du Socialisme, PPS.

Pour qui possède quelques dizaines d'années d'âge, se présente comme Marocain et s'estime porteur à quelque degré d'un héritage familial puisé dans les fondements du Mouvement national patriotique et progressiste de ce pays, on ne peut célébrer les soixante-dix années du PCM-PPS sans évoquer longuement le nom, le parcours, les idées et les actions de feu Ali Yata qui fut membre du PCM-PLS-PPS, de novembre 1943 à août 1997, date de son décès.

Il n'est certes pas de très bon ton, lorsque l'on succède à une telle personnalité (au sens premier du terme), de ternir l'image de travail collectif que le communiqué du PPS, évoqué plus haut, s'essaye à donner en retraçant l'historique « intellectuel » et conceptuel de ce parti, mais la vérité est sensiblement différente.

D'ailleurs, tous ceux qui ont connu ou fréquenté ce parti tout au long des dernières décennies, ceux qui y militèrent, ceux qui le combattirent, mais aussi nombre de citoyens de tous milieux et classes, évoquent, reconnaissent, saluent et rendent hommage, lorsqu'il s'agit du PPS ante 1997, à Ali YATA. Ce que le communiqué du BP de ce parti évite soigneusement de faire. L'Histoire, pourtant, ne se travestit pas !

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Nationalisme et Internationalisme

 

Le Parti Communiste Marocain n'est pas né des limbes en novembre 1943, au beau milieu de la Seconde guerre mondiale, alors que le Maroc vivait sous le régime du double protectorat, français et espagnol.

Dès le milieu des années Trente du siècle dernier, des « cellules communistes » apparaissent, notamment dans les villes de Casablanca, Rabat, Meknès, dans certaines zones rurales (Tadla). Elles sont le fait soit d'enseignants français et de « petits » fonctionnaires venus de l'Hexagone, soit de syndicalistes, militants de la CGT(u), le plus souvent cheminots, postiers, petits artisans et ouvriers.

On mentionnera également des ressortissants espagnols, qui seront plus nombreux et actifs avec le déclenchement de la guerre civile en Espagne. Casablanca, notamment, abrita durant cette période plusieurs cellules de militants du Parti Communiste Espagnol, qui mirent en place des réseaux de soutien et de solidarité aux combattants de la République et le parti de Dolorès Ibarruri, avant de s'occuper des révolutionnaires qui, en 1939, avaient fui l'Espagne devenue franquiste, et qui furent internés, notamment à El Jadida, dans des camps de prisonniers installés par le colonialisme français.

Ce rappel historique n'a d'autre but que d'énoncer que le PCM fut d'abord le « Parti Communiste au Maroc », et ce n'est que progressivement qu'il se transforma en « Parti Communiste Marocain » à partir de 1943, mais surtout dès lors que des « indigènes », des « musulmans », des Marocains donc, y adhérèrent....

La composition du PCM fut ainsi, initialement, essentiellement européenne, issue de l'intelligentsia et du prolétariat français, espagnols, italiens, présents au Maroc du fait du Protectorat.

Lorsqu'il adhéra au PCM, à l'âge de 23 ans, Ali Yata était un jeune instituteur, fraîchement diplômé de la Faculté des Lettres d'Alger où il obtint sa licence en littérature.

Avant « d'embrasser » le marxisme-léninisme, séduit par les théories de Marx, Engels et Lénine, mais aussi enthousiasmé par la victoire de l'Armée Rouge soviétique à Stalingrad en février 1943, Ali Yata militait au sein des cellules casablancaises du « Parti National », noyau fondateur du Parti de l'Istiqlal, et avait comme maître, mentor et formateur, feu Bouchta Jamaï.

Cette précision est essentielle pour comprendre l'évolution et les fondements politiques et idéologiques du PCM au sein duquel Ali Yata joua un rôle premier de 1946 à 1997...

Entre 1943 et 1946, le PCM connut un phénomène de « marocanisation » progressif et quelque peu heurté car la direction de ce parti, assumée notamment jusqu'en 1945 par Léon Sultan, français d'origine algérienne et de confession juive, officier de l'armée française, qui participa à la campagne d'Italie, refusait toute ligne qui n'était pas celle dictée par son organisation mère, le Parti Communiste Français, PCF.

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Ali Yata, Abdeslam Bourquia (assis) , Mohamed Ferhat  en 1949 

 

Ali Yata, Abdeslam Bourquia, Mohamed Ferhat, mais aussi des syndicalistes marocains qui avaient adhéré à la CGT du Maroc (noyau du futur syndicat UMT), membres du PCM, s'opposèrent avec une vigueur de plus en plus accrue à la « ligne coloniale ».

Ali Yata, qui avait soutenu à titre personnel le Manifeste de l'Istiqlal du 11 janvier 1944, signé et distribué la pétition émise à cette date pour appuyer ce texte fondateur du Mouvement national et patriotique marocain, fit son entrée au Secrétariat du PCM en février 1945.

C'est au début du mois d'août 1946 qu'il imprima de façon directe la ligne « nationaliste » du Parti Communiste Marocain, dans son rapport devant la session du Comité Central de ce parti. Ali Yata y réclamait l'indépendance du Maroc, l'abolition du protectorat et l'élection d'une Assemblée nationale constituante souveraine.

Cette orientation décisive devait se confirmer avec l'élection d'Ali Yata au poste de Premier secrétaire du PCM en 1949, position qu'il occupa sans discontinuité jusqu'en 1997, soit quasiment un demi-siècle !

Voilà pourquoi, il semble étonnant que l'on puisse évoquer soixante-dix années d'existence d'un parti politique comme le PCM en minorant le rôle et la puissance intellectuelle de celui qui dirigea cette formation durant 48 ans et dont il fut un membre éminent pendant 54 ans !!!

C'est incontestablement à Ali Yata donc que le PCM-PPS doit son empreinte et son identité patriotique et nationaliste marquée, du fait de sa formation initiale par certains des pères fondateurs de l'Istiqlal au sein du Hizb Al Watan.

Cela allait d'ailleurs amener le PCM à s'opposer fortement aux volontés dominatrices du PCF, qui voulait assumer le même rôle « protecteur » à l'endroit de ses « succursales » (Parti Communiste Marocain, Parti Communiste Algérien, Parti Communiste Tunisien) que l'Etat français le faisait pour le Maroc, l'Algérie et la Tunisie.

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Maurice Thorez, leader charismatique du PCF 

 

« Tout ce qui est national, est nôtre » (Charles Maurras)

 

On ne saurait, de surcroît, ignorer le fait, dans la formation d'Ali Yata, que son père, Si Saïd, fin lettré et cadre à la Régie Internationale des Tabacs, en poste à Tanger, puis à Casablanca (à partir de 1933), était un fervent admirateur du penseur et homme politique français Charles Maurras, monarchiste convaincu et nationaliste militant.

Le jeune Ali puisa dans la bibliothèque paternelle, très riche, les oeuvres du fondateur et maître à penser de l'Action française et, sans nul doute, a-t-il été quelque peu influencé par la vigueur des concepts nationalistes de Maurras, sans pour autant adopter ses idées réactionnaires et fortement antisémites.

Dès 1946-1949 donc, la positon du PCM fut d'une ambivalence clairement assumée par ses dirigeants, devenus majoritairement marocains avant la vague répressive de 1952. Celle de marquer un attachement profond à l'internationalisme prolétarien, (ce qui causa l'interdiction du PLS en 1969-1970), l'appartenance résolue et assumée au Mouvement communiste et ouvrier international (fortement « influencé » par l'Union soviétique), et dans le même temps, une ligne farouchement patriotique, ce qui était pour le PCF et les partis « orthodoxes » marxistes, une démarche déviationniste, petite-bourgeoise, nationaliste, voire chauvine.

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Les figures emblématiques du Marxisme- Léninisme, Marx, Engels, Lénine, Staline. 

Ce sont ces caractéristiques, inscrites dans l'ADN du PCM-PPS, qui expliquent  tout à la fois, la qualité des relations que ce parti politique marocain entretint jusqu'en 1989 (effondrement de l'URSS) avec le « grand frère » qu'était le Parti Communiste de l'Union soviétique, PCUS, mais également avec des « partis dissidents » qui dérangeaient fortement Moscou, la Ligue des Communistes de Yougoslavie, du Maréchal Josip Broz Tito, et le Parti Communiste Roumain, de Nicolae Ceaucescu.

De même, Ali Yata, Abdeslem Bourquia, Abdallah Layachi, qui assumaient la direction du secrétariat du PCM, en un triumvirat dominé par le premier cité, avaient-ils des rapports très amicaux avec le Parti Communiste Vietnamien d'Ho Chi Minh. Ce dernier ne manquait jamais de leur rappeler, chaque fois qu'il les rencontrait, l'influence qu'avait eu sur son parcours de révolutionnaire patriote, le grand Abdelkrim Al Khattabi et son épopée rifaine, considérés par les communistes vietnamiens comme le premier exemple de lutte de libération nationale et révolutionnaire du vingtième siècle.

On évoquera également la qualité des rapports entretenus par le PCM avec le Parti Communiste Chinois et les liens personnels de Ali Yata et Abdeslem Bourquia avec Mao Tsé Toung, ce qui n'empêcha pas que le PCM optât pour le PCUS, dès 1965, après un dernier séjour d'Ali Yata à Pékin où il discuta longuement avec Chou En Laï et Deng Xiao Ping, avant qu'ils ne fussent marginalisés par la Révolution Culturelle lancée par Mao.

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Ali Yata, Abdeslam Bourquia et Mao Tse Toung à Pékin, 1958

 

Lorsque Deng Xiao Ping revint au pouvoir en Chine, après la chute de « la bande des Quatre », Ali Yata retourna à Pékin en 1979, d'où il revint fortement impressionné par les idées de son ami Deng, père du concept « d'économie socialiste de marché » et initiateur du décollage économique de cette grande puissance mondiale qu'est devenue aujourd'hui la République Populaire de Chine...

Appartenance assumée au Mouvement communiste international, mais aussi attachement à l'identité nationale dans toute son ampleur, expliquent parfaitement donc que le PCM, avant son interdiction en 1959-1960, par le gouvernement d'Abdallah Ibrahim, ait soutenu la désignation par feu Mohammed V du Prince Moulay Al Hassan en tant que Prince Héritier. Une position que le Roi Hassan II n'oublia jamais sans doute...

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Feu SM Hassan II et Ali Yata 

 

Profonde orientation patriotique du PCM qui fit également que ce parti, malgré son interdiction, milita fortement dans la clandestinité, à la fois pour le départ des troupes étrangères, notamment l'évacuation des bases françaises et américaines (Kénitra, Nouasser, etc), mais surtout exigea, dès les premières années de la décennie soixante, comme le faisait l'Istiqlal de Allal Al Fassi, le retour de la Mauritanie, du Touat, de Tindouf, de Tarfaya, du Rio de Oro, de la Saquiat Al Hamra, de Sebta, Melilla, des Iles Jaaffarines, des Penon de Badis et Velez, et de l'îlot de la Gomera, dans le giron de la mère patrie !

Le combat du PCM-PPS pour l'unité nationale et le recouvrement de l'intégrité territoriale du Maroc, victime des appétits des colonialismes français et espagnol à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle, n'est donc pas une posture récente ou même datant de 1975 ! Elle est à l'origine même de l'identité de ce parti politique tout autant nationaliste que progressiste.

Elle explique, tout à la fois, que Ali Yata, Abdeslem Bourquia et Abdallah Layachi furent emprisonnés durant plusieurs mois en 1963, à Derb Moulay Chérif, menacés d'être traduits devant un tribunal militaire pour atteinte à la sûreté intérieure et extérieure du Royaume, pour avoir réclamé, dans un communiqué au nom du PCM, la fin des hostilités armées entre le Maroc et l'Algérie. Mais aussi qu'Ali Yata publie, dès septembre 1972, un livre sous le titre « Le Sahara Occidental Marocain », dans lequel il analysait les fondements historiques, géographiques, identitaires, culturels, religieux et sociaux de la MAROCANITÉ indiscutable de nos provinces sahariennes.

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Couverture de l’édition originale du livre de Ali Yata sur le Sahara Marocain, septembre 1972

On rappellera, pour l'Histoire, que cet ouvrage fut saisi, censuré et mis au pilon par les autorités, à la fin de 1972, parce qu'à l'époque il dérangeait la position officielle sur cette question devenue par la suite (1974-1975) essentielle pour l'Etat marocain, qui sollicita l'avis de la Cour Internationale de Justice, et, sous l'impulsion de feu Hassan II, soutenu par l'ensemble des partis politiques, lança la Marche Verte le 6 novembre 1975.

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La Révolution Nationale Démocratique, mère de l'alternance consensuelle...

 

C'est Ali Yata, principalement, qui fut le concepteur, le théoricien et le maître d'oeuvre de la ligne politique et idéologique qui allait profondément marquer, durant la décennie soixante-dix et après, la démarche du PCM, induire sa légalisation sous l'appellation de Parti du Progrès et du Socialisme, et faire de cette formation un acteur incontournable de la scène politique nationale, ce qu'il est encore aujourd'hui...

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En effet, Ali Yata considérait, au lendemain même de la période trouble que caractérisèrent les tentatives de coups d'Etat militaires de juillet 1971 et août 1972, que le Maroc ne pouvait continuer dans la voie d'une coupure nette entre la Monarchie et le mouvement national. Une telle analyse était d'ailleurs partagée, globalement, par d'autres leaders politiques comme Allal El Fassi et Abderrahim Bouabid, qui, en 1971, avant Skhirat, avaient constitué la Koutla Wataniya pour engager des discussions informelles avec feu Hassan II, lequel processus ne put aboutir. Ce constat fut fortement étayé par les deux « golpe » successifs, au terme desquels le Roi Hassan, dès la fin du mois d'août 1972, reçu en son palais de Skhirat, mais séparément, Ali Yata, Abderrahim Bouabid, Allal El Fassi...

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La Monarchie voulait rompre son isolement, renouer avec les partis politiques nationaux, sortir progressivement des « années de plomb », mais ce fut un processus long, heurté, avec des épisodes répressifs profonds, des à-coups, notamment matérialisés par les lourdes condamnations contre des militants de l'extrême gauche, l'existence des bagnes de Tazmamart et M'gouna, la censure sur la presse d'opposition, etc...

C'est dans cette période aussi délicate que difficile que le PCM entama sa marche vers le retour à la légalité, laquelle fut d'abord matérialisée par le lancement d'Al Bayane en édition hebdomadaire, en langues nationale et en français, puis, en juillet 1974, la reconnaissance officielle du Parti du Progrès et du Socialisme, PPS.

Vinrent par la suite la transformation de l'hebdomadaire en quotidien, dans les deux versions, la participation du PPS au processus électoral au niveau local en 1976, avec les premiers élus du Parti à Casablanca, comme les regrettés Aziz Belal et Simon Lévy, puis l'élection d'Ali Yata à la Chambre des Représentants, en 1977, pour la circonscription de Sidi Belyout à Casablanca, dont il fut l'élu sans discontinuité jusqu'en 1997.

Sur le plan idéologique, le PPS déclina à partir de cette époque, sa thèse sur la « Révolution nationale démocratique », RND, à l'initiative directe et la rédaction personnelle d'Ali Yata. Cette RND, qui prônait la participation des formations du mouvement national à la construction d'un Maroc moderne et démocratique, ne remettait pas en cause l'existence ou le leadership de la Monarchie, mais considérait que l'instauration d'institutions représentatives nécessitait la tenue d'élections au suffrage universel libres, et sans interventionnisme administratif ( ce qui prit vingt ans à se réaliser !), un climat politique apaisé, mais aussi, voire surtout, la nécessité de parfaire l'unité nationale et l'intégrité territoriale du Royaume par la récupération des provinces du Sud, spoliées par le colonialisme espagnol.

L'articulation entre la défense de notre cause nationale sacrée et la mise en place d'un processus de démocratisation de la vie publique, de développement économique, de progrès social dans un Maroc réconcilié avec le respect des libertés collectives et individuelles était clairement établie par les thèses de la RND.

On sait aujourd'hui que ce processus fut long et lent à s'instaurer, mais il n'en est pas moins vrai qu'Ali Yata fut véritablement visionnaire dans cette démarche. Celle-ci se termina par l'érection d'un gouvernement d'alternance consensuelle, à l'automne 1997, quelques semaines à peine après le décès accidentel du Secrétaire général du PPS.

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Les leaders de la Koutla, Abderrahmane El Youssoufi, Mohammed Bensaïd Aït Idder, M’hamed Boucetta et Ali Yata 

Dirigé par Abderrahmane El Youssoufi, Premier secrétaire de l'USFP, ce gouvernement comptait notamment la participation de toutes les composantes de la Koutla démocratique fondée en mai 1992, PI, USFP, PPS et OADP.

Il n'échappera à personne donc que dans la mise en place de ce véritable « compromis historique », sa théorisation et sa finalisation, Ali Yata joua un rôle éminent, direct et décisif.

Pour une comparaison historique, il fut au PPS ce que représenta, à la même époque, Enrico Berlinguer pour le Parti Communiste Italien, qui prônait une alliance entre la Démocratie Chrétienne d'Aldo Moro et le puissant PCI, afin de sortir l'Italie de la crise et de la spirale de violence alimentée par les Brigades Rouges et autres Prima Linea ...

Seize années après sa disparition, les idées et thèses d'Ali Yata sont-elles oubliées pour qu'un anniversaire comme celui des sept décennies d'existence du PCM en minore l'importance ?

À chacun d'en juger, mais en toute connaissance de cause...

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Ali Yata et ses deux fils, feu Nadir et Fahd, lors du colloque INFOCOM en 1993 à Rabat.

 

Fahd YATA

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