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les phénomènes climatiques extrêmes s’accentuent

La planète va mal. Souffrant de plus en plus de la pollution effrénée, elle connaît des dérèglements qui génèrent des phénomènes climatiques dévastateurs. Dans son rapport rendu public hier, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), rattachée aux Nations unies, alerte sur l'accentuation du phénomène du réchauffement climatique. Selon ce rapport, l'année qui s'achève est l'une des plus chaudes depuis 1850 avec un niveau record des mers. D'un ton alarmiste, les rédacteurs de ce rapport font état du nombre grandissant des phénomènes extrêmes qui touchent différentes régions du pays. Le dernier en date est le récent typhon Haiyan qui a dévasté et causé la mort de 10 000 personnes aux Philippines. Le pire est que les prévisions pour les années à venir sont aussi inquiétantes que l'état actuel de notre planète, totalement bouleversée. «Le niveau moyen de la mer a atteint un nouveau record en mars 2013», ont souligné les experts pour lesquels ce niveau s'est élevé à un rythme moyen de 3,2 mm par an, ce qui est proche du rythme d'environ 3 mm/an observé pendant la décennie 2001-2010 et correspond au double de celui enregistré au XXe siècle qui est de 1,6 mm/an. Les neuf premiers mois de l'année se situent, à égalité avec 2003, au septième rang des plus chauds à ce jour. La plupart des régions ont connu des températures supérieures à la moyenne, en particulier l'Australie, le nord de l'Amérique du Nord, le nord-est de l'Amérique du Sud, l'Afrique du Nord et une grande partie de l'Eurasie. La période de janvier à septembre 2013 a été plus chaude que celles correspondantes de 2011 et de 2012, où le phénomène climatique, La Nina, avait provoqué un refroidissement. Et le niveau de la mer va continuer à s'élever en raison de la fonte des calottes glaciaires et des glaciers. Plus de 90% de la chaleur supplémentaire issue des gaz à effet de serre est absorbée par les océans, qui vont continuer à se réchauffer et à se dilater pendant des centaines d'années, précise le premier responsable de l'OMM qui fait état de la teneur mondiale de l'atmosphère en dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre qui a atteint de nouveaux sommets en 2012. L'OMM s'attend au pire en 2013, ce qui signifie que nous allons vivre dans une planète qui sera plus chaude. Pour Djamal Boucherf, directeur du Centre de climatologie, ces phénomènes vont encore s'accentuer. «L'augmentation de la température des océans va engendrer beaucoup d'énergie dans l'atmosphère. C'est ce qui provoque une multiplication de ces phénomènes extrêmes», a-t-il déclaré sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne. Dans ce contexte et au vu des récentes données météorologiques, l'Algérie est en train de vivre la saison automnale la plus chaude depuis une dizaine d'années. Et en raison de la dynamique des centres d'action qui pilotent le mauvais temps et le beau temps dans l'hémisphère nord Atlantique (anticyclone des Açores et dépression d'Islande), l'hiver sera encore plus chaud.