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L’ impuissance des autorités locales

Le premier responsable de la commune d'El Atteuf reconnaît que la prise en charge de la situation dépasse les moyens dont dispose la municipalité. La commune d'El Atteuf (Ghardaïa) qui englobe les tout premiers ksour qui ont été édifiés par les Mozabites, semble ne plus pouvoir faire face au phénomène du paludisme qui la touche. «C'est une commune très pauvre qui est sur le plan de ressources (financières) très diminuée», a expliqué, hier, son premier responsable, Hadj M'hamed Mohamed. C'est que, comme l'a si bien signalé le premier responsable de cette APC, les problèmes environnementaux nécessitent une adhésion intersectorielle. Ce qui n'était pas le cas dans ce contexte qui a vu se déclarer le foyer de contamination. «On a essayé d'agir avec le peu de moyens dont dispose notre commune, mais c'est clair que ça ne pouvait être qu'insuffisant», reconnaît le maire.  «Le problème de l'environnement concerne tout le monde», insiste Hadj M'hamed qui n'omet pas de lancer un SOS aux hautes autorités du pays pour venir en aide à sa circonscription. Le président de l'APC d'El Atteuf a d'ailleurs saisi, lundi dernier, le nouveau wali de Ghardaïa auquel il a demandé une enveloppe de 15 millions de dinars pour le drainage des eaux de la remontée de la nappe phréatique dans les endroits inaccessibles. Là où a été notamment signalée la présence de l'anophèle femelle, vecteur de la maladie du paludisme. Le maire, qui reconnaît que la situation le dépasse, a également soumis au premier responsable de la wilaya «des fiches techniques» pour le drainage qui doit s'étaler jusqu'à la commune de Bounoura (2,5 km) et pour un calibrage du lit de l'oued El M'zab.  Cela étant, les premiers éléments de l'enquête épidémiologique instituée par le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière ont révélé que les trois foyers d'anophèles, responsables de la transmission du paludisme à El Atteuf, n'avaient fait l'objet d'aucun traitement préventif. «Les gîtes identifiés cette fois-ci, sont localisés un peu plus loin par rapport aux sites concernés par les opérations d'aspersion qui ont été effectuées par les services de la santé», reconnaît le chef de service de la prévention au niveau de la direction de la santé de Ghardaïa, Selt Bensalah.  Les services chargés de la prévention contre la leishmaniose, le paludisme, et la brucellose  n'avaient donc pas élargi leur intervention aux sites qui se sont révélés plus tard les pourvoyeurs de ces satanées larves. «C'est la première fois que ça arrive dans les quartiers de Daya, Bounoura et Bendahoua», selon Misoum Benritab, chef du service assainissement de la direction des ressources en eau de Ghardaïa. Ce sont là les quartiers où ont été enregistrées les dernières victimes (neuf cas) du paludisme entre le début du mois d'octobre et le 6 novembre. C'est que dans ces gîtes les deux conditions pour qu'il y ait transmission du parasite responsable du paludisme sont réunies. Et face à cette situation complexe, les autorités locales semblent dépassées. Le président de l'APC a dû d'ailleurs faire appel à d'autres APC et à certains entrepreneurs pour procéder au drainage. «Jusqu'à hier (lundi) c'était les volontaires de Ghardaïa, conjointement avec certains services de l'Etat (la DSP notamment) qui étaient venus à notre secours», reconnaît le président de l'APC. «En plusieurs occasions on a associé la société civile. On a fait des compagnes de sensibilisation. On a fait un travail considérable au niveau des quartiers mais cela reste toujours insuffisant», dit-il. Et parmi les mesures urgentes, Il demande de «gros moyens» pour faire le drainage des eaux de la nappe phréatique jusqu'à Ghardaïa. Hadj M'hamed demande également des financements pour terminer les travaux de drainage et les problèmes de fuites d'eau qui touchent tous les quartiers de sa commune. «On va en profiter pour asperger les établissements situés dans les zones à risque et une opération de traitement et d'aspersion intra et extra-domiciliaire», dit-il. Avant d'ajouter : «Quand je suis arrivé, le but était d'améliorer les ressources de cette APC. On avait demandé, l'an dernier, 330 millions de dinars, mais on n'a eu que 60 millions», regrette-t-il.

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AFP

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