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Les ports de Skikda et Djendjen en état d’alerte

Suite à l'émission, lundi dernier, d'un bulletin météo spécial (BMS), un branle-bas de combat a été décrété par l'Entreprise portuaire de Skikda (EPS) qui a anticipé en prenant certaines mesures en vue de parer à toute éventualité. Le bulletin en question prenait effet à partir de lundi à 18h et devait se poursuivre jusqu'à la mi-journée d'aujourd'hui. Il concernait les wilayas de Skikda, Annaba, Guelma, Jijel et El Tarf où de fortes rafales de vent étaient prévues accompagnées d'averses avec un cumulus de 80 mm. Des mesures ont donc été prises au niveau de l'EPS qui, selon une source portuaire, a opté pour la consignation du port pétrolier (nouveau port). «Cette mesure, toujours en cours, a été décidée lundi dernier et a consisté à vider l'enceinte portuaire de tous les navires pétroliers qui y accostaient», a précisé notre source. Et de rajouter : «Pour l'ancien port (port de marchandises), on a opté pour le renforcement des navires se trouvant au niveau du bassin tout en consignant les postes exposés, comme ceux de l'avant-port, en maintenant le dispositif d'alerte.» La même source a tenu à rappeler à cet effet que la région de Skikda a vécu des conditions météorologiques assez sérieuses. «On a enregistré, durant la nuit de lundi à mardi, des rafales de vent dépassant les 90 km/h avec une mer très agitée ayant atteint, par moments, la force 9/13 sur l'échelle de Beaufort avec des vagues de plus de 3,5 m).» Hier encore et même si les vents ont considérablement faibli, le dispositif de veille au niveau de l'entreprise portuaire restait maintenu. La mesure de consignation a été également appliquée au port de Djendjen dans la wilaya de Jijel, avons-nous appris auprès de Abderezak Sellami, directeur général de l'entreprise portuaire. La force du vent, a affirmé notre interlocuteur, a atteint 7 sur l'échelle de Beaufort, soit entre 50 et 61 km/h. M. Sellami a, par ailleurs, indiqué que le navire Eos, qui est toujours à quai, a posé d'énormes problèmes depuis l'entrée en vigueur du bulletin météorologique spécial. Ce navire, nous précisera M. Sellami, a été très difficilement maintenu à quai grâce à deux remorqueurs, ajoutant que son commandant se trouve hospitalisé et qu'il ne reste que des marins à bord. Ce navire, assure le responsable de l'entreprise portuaire, présente un réel danger pour le port à cause des vagues qui agitent l'intérieur du bassin. Ces vagues ont atteint, nous dira-t-il, une hauteur de 8 mètres. Une démarche a été faite par l'entreprise portuaire auprès des instances judiciaires pour faire bénéficier le navire d'une mainlevée, mais cette requête n'a pas encore connu d'aboutissement. Une cellule de crise a été mise en place dans le port pour suivre l'évolution de la situation. Elle comprend, outre l'entreprise portuaire, le directeur de la capitainerie, deux officiers représentant la police des frontières (PAF) et les garde-côtes, un chef pilote, un pilote de service et un représentant de l'entreprise en charge des travaux de sécurisation du port, Daewoo E&C.

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