mis à jour le

Libye: reprise de l'activité

D'anciens combattants rebelles qui bloquaient la raffinerie de Zawiyah depuis lundi soir ont levé leur sit-in mercredi, a constaté un journaliste de l'AFP, un porte-parole de la Compagnie nationale de pétrole de Libye confirmant que la raffinerie avait repris son activité.

Un accord a été trouvé avec les protestataires, qui réclamaient des soins médicaux, et la raffinerie qui fournit environ 18% du carburant consommé en Libye a repris ses activités, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Compagnie nationale de pétrole (NOC), Mohamed al-Hrairi.

Selon un journaliste de l'AFP sur place, les protestataires ont quitté les lieux en début d'après-midi et des monticules de sables qui bloquaient deux entrées de cette raffinerie de l'ouest libyen ont été dégagés. Des camions citernes ont pu entrer pour charger leur cargaison de carburant en vue d'approvisionner les stations services. 

Ce mouvement de protestation est survenu alors que la Libye, dont l'économie dépend à plus de 90% des revenus pétroliers, fait déjà face à une crise sans précédent, avec le blocage depuis juillet par des contestataires de plusieurs sites pétroliers de l'est du pays, faisant baisser la production de 80%.

Des files d'attente avaient commencé à se former mercredi devant les stations services de la capitale et sa banlieue, par crainte de risque de pénurie.

"Des blessés de la révolution empêchent toute activité à la raffinerie. Ils ont fermé deux entrées avec des tas de sables et se tiennent debout devant la troisième, empêchant quiconque d'entrer ou de sortir", avait indiqué plus tôt à l'AFP Ihab al-Hmidi, porte-parole de la raffinerie qui produit environ 120.000 barils par jour de carburant et dérivés de pétrole.

Les protestataires réclament des soins pour les blessures subies pendant l'insurrection contre les forces du colonel Mouammar Kadhafi en 2011. Ils avaient déjà bloqué la raffinerie à deux reprises en 2012.

Face à un système de santé défaillant, le gouvernement de transition avait mis en place un programme pour faire soigner à l'étranger les anciens rebelles mais celui-ci a été abandonné après de nombreux abus.

Les exportations de gaz vers l'Italie sont en outre suspendues depuis lundi, après le blocage du complexe gazier situé près de la ville amazighe de Zouara (100 km à l'ouest de Tripoli) par des membres de la minorité Amazigh qui réclament des garanties pour l'inscription de leurs droits culturels et ethniques dans la future Constitution.

Ce complexe est géré par Millitah Oil and Gas, une société mixte détenue à parts égales par le groupe énergétique italien ENI et la NOC.  

AFP

Ses derniers articles: Le nouveau président de la CAF "convaincu" que le Maroc peut organiser le Mondial-2026  E-commerce: Amazon s'offre Souq.com, numéro 1 dans le monde arabe  Trois millions de Kényans ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence