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Evoquant l'absence du chef de l'Etat algérien, le journal américain fait remarquer que depuis qu'il s'est rendu à Paris, personne n'a entendu sa voix. Le secrétaire d'Etat, John Kerry, devait se rendre dimanche en Algérie, mais il n'était pas clair qu'il aurait rencontré le Président. Le report de sa visite a été annoncé en raison de négociations sur le nucléaire et l'Iran», peut-on lire dans l'article consacré à l'Algérie par le New York Times dans son édition du 8 novembre 2013, intitulé «Politiquement à la dérive, l'Algérie s'accroche à ses vieux démons». «La mission de M. Kerry, écrit le journal, pour convaincre ce partenaire stratégique essentiel - avec vastes richesses pétrolières, une puissante armée, des services de renseignement et de l'expérience dans la lutte contre le terrorisme islamique - à jouer un rôle plus affirmé dans la région ne sera pas tâche facile.» Le célèbre journal américain croit voir un pays «bloqué dans un état de limbes». Evoquant l'absence du chef de l'Etat algérien à cause de son accident vasculaire, il fait remarquer que depuis qu'il est parti à Paris, personne n'a entendu sa voix. «En dehors d'un cercle étroit, personne n'est même pas sûr s'il parle encore», glisse le journal américain. Il décrit l'Algérie comme une gérontocratie résistant au changement. «La paralysie du gouvernement est l'un des symptômes les plus apparents du malaise de la nation et de la méfiance de la direction politique. La façon dont le pays est gouverné, et par qui, est tellement opaque que les diplomates et les journalistes disent qu'il s'agit d'une version algérienne du Kremlin», peut-on lire dans le prestigieux quotidien, qui souligne que le «pouvoir» algérien se compose essentiellement d'une armada de généraux, de fonctionnaires du renseignement ainsi que de l'entourage du Président qui gravitent autour de son frère, Saïd Bouteflika, et dont seuls les loyalistes sont promus.  L'Algérie, d'après le New York Times, «n'est pas dirigée par un seul homme, mais par une poignée de personnes aux intérêts conflictuels». Pour autant, le journal précise qu'avec ou sans Bouteflika, le système ne pliera pas. «Combien de temps peut-on continuer à acheter la paix sociale sans changement politique ?», s'interroge-t-il. Et d'ajouter que «le peuple algérien fait les frais de problèmes en cascade, une économie à la dérive et une baisse du niveau et de la qualité de l'éducation qui risquent de compromettre l'avenir du pays et même sa stabilité». S'appuyant sur les propos d'Ahmed Benbitour, candidat à l'élection présidentielle, le New York Times écrit que le pays «se dirige vers une implosion».

El Watan

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