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Gbagbo doit rester en détention dans l'attente d'un éventuel procès

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo doit rester en détention à La Haye dans l'attente d'un éventuel procès pour crimes contre l'humanité, a annoncé lundi la Cour pénale internationale.

"Malgré l'amélioration de la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire, sa détention est encore nécessaire pour garantir la comparution de M. Gbagbo devant la Cour, et veiller à ce qu'il ne fasse pas obstacle à l'enquête ou à la procédure judiciaire", a indiqué la CPI dans un communiqué. 

Le règlement de la CPI exige que la question de la détention d'un suspect soit ré-examinée au moins tous les 120 jours. La décision de lundi est la cinquième de ce type dans l'affaire contre M. Gbagbo.

La défense avait, entre autres, évoqué la santé de M. Gbagbo pour justifier une libération provisoire sous conditions. La CPI a décidé lundi qu'elle n'examinerait cette possibilité qu'une fois en possession de toutes les informations nécessaires sur la santé de M. Gbagbo, 68 ans.

La Cour a dès lors demandé un rapport sur le sujet au Greffe et à la défense de l'ancien président ivoirien.

Début juin, les juges de la CPI avaient indiqué au procureur qu'ils avaient besoin de preuves supplémentaires pour décider de mener ou non un procès contre Laurent Gbagbo pour son rôle présumé dans les violences qui avaient déchiré la Côte d'Ivoire de décembre 2010 à avril 2011.

Ces violences, qui avaient suivi le refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara à l'élection de novembre 2010, avaient fait quelque 3.000 morts.

Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité, avait été interpellé en avril 2011 par les forces pro-Ouattara, appuyées par l'armée française et l'ONU.

Il avait ensuite été transféré fin 2011 à La Haye, où il est écroué depuis. M. Gbagbo nie les accusations portées à son encontre.

L'épouse de Laurent Gbagbo, Simone, fait elle aussi l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI, mais Abidjan refuse de la remettre à la Cour, au motif que la justice ivoirienne est désormais en capacité d'assurer équitablement son procès.

L'ex-ministre Charles Blé Goudé, proche de Laurent Gbagbo, fait lui aussi l'objet d'un mandat d'arrêt. Il est actuellement détenu en Côte d'Ivoire.

AFP

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