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Ce ne sont plus les quartiers El Hamri, El Derb, Medioni, Victor Hugo ou Saint-Antoine qui sont les plus redoutés. En fait, ce sont les nouvelles cités (El Nour, El Yasmine et El Sabah) à Oran-Est qui sont devenues de véritables ghettos. Agressions, vols, rixes entre familles et gangs caractérisent ces trois cités, où ont été relogées des familles des quartiers les plus chauds d'Oran, dans le cadre de la résorption de l'habitat précaire et du vieux bâti. Cependant, tout le monde s'accorde à dire qu'il a été mal pensé de rassembler les habitants des quartiers rivaux dans une même zone. Les services de sécurité se sont retrouvés face à des gangs dangereux rassemblés dans un même lieu, se disputant les rênes. «Les disputes entre gangs armés de sabres, de fusils harpons et autres armes font partie du quotidien, notamment les agressions, disent les habitants de haï El Yasmine. La violence s'est accentuée avec le relogement de familles à haï El Nour ; il y a d'abord celles venues des quartiers Saint-Pierre, Saint-Eugène et Derb qui ont voulu à leur tour imposer leur diktat. Et les otages, bien sûr, ce sont nous les habitants des logements LSP.» Un père de famille a été agressé à quelques pas de son domicile, à El Yasmine : «On m'a braqué avec des armes blanches que je n'avais jamais vues auparavant, on m'a délesté de mon portable et de l'argent que j'avais sur moi. Nul ne peut sortir après 18h dans ce quartier.»  Il semble que même la police n'accédait pas à ce quartier. «Des logements ont été vendus à bas prix par des familles désirant fuir l'insécurité ; certaines ont loué ailleurs, gardant leur logement fermé.» Pour d'autres, «la situation a changé depuis que la police s'est imposée en renforçant ses structures». En fait, pour renforcer la sûreté urbaine de haï El Sabah, la 24e sûreté urbaine a été ouverte à haï El Nour. Cependant, le plus gros du travail est réalisé par la brigade spéciale d'intervention mobilisée dans les trois cités (El Nour, El Yasmine et El Sabah). Les riverains affirment que «les agressions ont baissé et la sécurité est palpable». Du côté de la police, on relève que «depuis 6 mois, aucune agression n'a été enregistrée dans cette zone». Selon les statistiques fournies par les sûretés urbaines de haï El Sabah et d'El Nour, «durant les trois derniers mois, 228 opérations de police ont été menées dans ces trois quartiers chauds». D'après les responsables de ces deux sûretés urbaines, la moyenne des agressions par jour à travers ces trois quartiers était de 6. Ils affirment que «les seules affaires enregistrées actuellement sont des cas isolés, pour la plupart des disputes entre voisins pour des raisons banales».                       

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