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MARCHE VERTE: Le Maroc ne renoncera jamais !

Le 6 novembre 1975, il y a tout juste trente-huit ans, 350 000 Marocains, femmes et hommes, jeunes et vieux, foulaient de leurs pas résolus la frontière factice de Tah, unissant enfin par leur Marche, les territoires du Maroc indépendant depuis 1956 et les provinces sahariennes du Wadi Eddahad et de la Saquiat El Hamra.

Ainsi commençait l'épopée la plus marquante à l'échelon international de la seconde moitié du vingtième siècle, connue sous le nom de « Marche Verte », à nulle autre pareille en Afrique ou dans le monde arabo-islamique, et qui, par son ampleur, son esprit patriotique et la détermination de ses participants, fut parfois comparée à la Longue Marche de Mao Tsé Toung à travers le territoire chinois dans les années Trente.

A l'initiative du Roi défunt Hassan II, avec l'accord et la participation résolue de l'ensemble des partis politiques nationaux, des organisations syndicales, de la société civile dans toutes ses composantes, la Marche Verte marqua de façon pacifique, mais héroïque, la volonté irrépressible du Peuple marocain de parfaire par sa mobilisation unanime, l'unité nationale du Maroc. Elle permit également d'assurer le recouvrement de l'intégrité territoriale du Royaume, victime pendant les premières décennies du siècle passé, d'un dépeçage orchestré par les colonialismes français et espagnol.

Mais la Marche Verte ne fut pas seulement le point de départ d'une geste dont les pages resteront gravées en lettres d'or dans la mémoire collective du peuple marocain. Elle marqua également le début d'un processus de refonte institutionnelle et de fondation des bases d'un système politique assis sur le pluralisme, la participation, l'élargissement progressif du champ de libertés publiques et individuelles, le bicamérisme parlementaire. Elle fut également à l'origine des premières mesures qui devaient, de façon graduelle et non linéaire, certes, permettre une transition marquant, au milieu de la décennie 90, la fin « des années de plomb » avec, en 1994, une large amnistie et le retour de nombreux exilés.

C'est à partir et grâce à la Marche Verte de 1975 que se construisit par étapes la patiente réconciliation entre le Palais et le Mouvement National, dont les trois principales composantes, l'Istiqlal, l'USFP et le PPS, avec l'érection de la Koutla démocratique en mai 1992, entamèrent un processus qui, en 1997, déboucha sur le gouvernement de transition démocratique présidé par Abderrahmane El Youssoufi, alors Premier secrétaire de l'USFP.

 

Noirs, mais vains desseins

 

La célébration du déclenchement de la Marche Verte n'est donc pas uniquement le rappel de l'action collective, sous l'égide de la Monarchie, en vue de la finalisation du processus de décolonisation et de la récupération de territoires spoliés par l'Espagne au début du 20è siècle !

Le 6 novembre marque véritablement l'aube d'une ère nouvelle au Maroc, car l'unanimité nationale et le consensus populaire et politique qui s'instaurèrent à ce moment historique et qui perdurent jusqu'à aujourd'hui,  ont permis tout au long de ces trente-huit dernières années de faire échec aux complots et manoeuvres des adversaires de notre pays.

Et s'il faut saluer la détermination toujours actuelle de tous les Marocains, Peuple et Roi, de préserver à tout prix cet acquis inaliénable que constitue la marocanité irréversible des provinces du sud saharien, force est de reconnaître, et de regretter, que de sombres desseins continuent d'animer certains qui, depuis des lustres, s'emploient, sans succès fort heureusement, à tenter de contrarier le droit imprescriptible du Maroc et des Marocains à l'unité nationale et l'intégrité territoriale.

En ce trente-huitième anniversaire de la Marche Verte, en effet, le pouvoir algérien s'emploie encore à entretenir une atmosphère de tension et de « guerre froide » à l'endroit du Royaume, multipliant les provocations par une presse aux ordres et peu inspirée dans ses arguments, mais surtout, du fait délibéré des plus hautes institutions de ce pays voisin. N'est-ce pas le président Bouteflika lui-même qui, tout récemment encore par le biais d'un discours lu en son nom à Abuja, au Nigéria, s'employait à jeter de l'huile sur le feu par des propositions outrancières indignes d'un chef d'Etat ? N'est-ce pas le pouvoir algérien, furieux d'assister impuissant au succès du « modèle marocain », qui cherche par tous les moyens à entraver les efforts de la communauté internationale pour un règlement pacifique et négocié de ce conflit artificiel qui nous oppose à l'Algérie, alors que le Royaume a émis des « propositions sérieuses, crédibles et constructives » notamment par le biais du plan d'autonomie élargie de nos provinces du Sud ?

L'esprit qui animait les Marcheurs de 1975 est toujours aussi fort, aussi puissant, aussi résolu en ce 6 novembre 2013.

L'Histoire, telle que l'écrivent les peuples, ne recule pas. Ce qui a été accompli par la Marche Verte ne sera ni trahi, ni abandonné, ni renié.

Les trente-huit années suivantes l'ont amplement prouvé et il en sera ainsi tout au long des prochaines jusqu'à ce que nos adversaires finissent par se rendre à l'évidence.

Le Maroc, les Marocains ne renonceront jamais à leurs territoires du Sud saharien. Jamais !

 

Fahd YATA moustache7

La Nouvelle Tribune

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