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L’administration continuera

L'administration ne sera pas écartée du processus d'organisation des élections. Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, s'exprime, pour la première fois, sur la demande des partis de l'opposition, le RCD, le FNA et Ennahda, de confier la mission d'organisation du prochain scrutin à une commission indépendante. Il rejette tout simplement cette exigence. «Partout dans le monde, même dans les pays les plus démocratisés, c'est à l'administration qu'échoit la mission d'organiser et d'encadrer le processus électoral», a-t-il lancé, lors d'une conférence de presse organisée avant-hier en marge de l'installation du nouveau wali d'Alger. Ainsi donc, rien ne changera à l'occasion de l'élection présidentielle de 2014. Tayeb Belaïz invoque, dans ce sens, les dispositions de la loi électorale qui permet la mise en place d'une commission nationale de surveillance des élections. «La loi confère de larges prérogatives à cette commission pour surveiller les élections depuis le début de la révision des listes électorales jusqu'à la fin du processus. Cette instance est composée de représentants des formations politiques, toutes obédiences confondues», justifie-t-il. LES MÊMES ARGUMENTS RESSASSÉS Le ministre ressort, par la même occasion, les arguments de ses prédécesseurs, selon lesquels les partis ne sont pas en mesure d'assurer la surveillance de tous les bureaux de vote. «Même si ces partis sont en droit de demander à ce que le ministère de l'Intérieur soit écarté de l'organisation et de l'encadrement des élections, il ne fait aucun doute que ces formations et autres ne sont pas en mesure d'assurer le contrôle global de tous les bureaux de vote», ajoute-t-il.Interrogé sur les requêtes des représentants de l'Union européenne (UE) qui veulent connaître le sort réservé à leurs recommandations faites après les législatives de mai 2012, Tayeb Belaïz a rétorqué que les observateurs étrangers n'ont pas le droit de donner des ordres au gouvernement. «La mission des observateurs, quels qu'ils soient, se limite à émettre des observations sur le déroulement du processus électoral et si ce dernier s'est déroulé dans la transparence ou pas. Nous n'avons pas d'ordre à recevoir de ces derniers concernant l'organisation d'échéances électorales», déclare-t-il. Selon lui, l'Algérie n'a jamais rejeté de demande de quelque partie que ce soit pour participer en qualité d'observateur à ses échéances nationales et elle ne le fera jamais, pour peu que les lois de la République et sa souveraineté nationale soient respectées. «L'Algérie n'a jamais refusé, durant toutes ses échéances électorales, la présence d'observateurs internationaux, quels qu'ils soient, et nous ne rejetterons aucune demande dans ce sens, pour peu que les lois de la République soient respectées et qu'il n'y ait pas d'ingérence dans la souveraineté nationale», explique-t-il. Pour rappel, le représentant de la délégation de l'UE, Pier Antonio Panzeri, en visite la semaine dernière en Algérie, avait affirmé que son institution souhaite suivre la mise en ½uvre des recommandations faites après les législatives de mai 2012. «Une trentaine de recommandations avaient été exprimées par la délégation dans le rapport final qu'elle a remis aux autorités. Nous nous enquérons de leur application avant la prochaine échéance électorale de 2014», a-t-il soutenu.     

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