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Des travailleurs devant le Lagos Rail Mass Transit. 29 Octobre 2013. Reuters / Joe Penney
Des travailleurs devant le Lagos Rail Mass Transit. 29 Octobre 2013. Reuters / Joe Penney

Au Botswana, on déclare sa flamme en mandarin

A Gaborone, de plus en plus d'étudiants choisissent d'apprendre la langue chinoise. Motivés par des perspectives commerciales mais aussi séduits par les sonorités exotiques.

Le Botswana est loin d’être la région la plus pauvre d'Afrique. Ses ressources minières lui ont permis de sortir du groupe des pays les moins avancés en 1994 et de briguer la place d'Etat le moins corrompu du continent, selon les chiffres publiés par Amnesty International en 2011. Son économie, qui s’appuie notamment sur le négoce de diamant, a connu une croissance ininterrompue depuis l’indépendance de 1966 grâce à une gestion sobre des matières premières. Le pays n’est pas du genre à gaspiller ses devises.

Malgré ce satisfecit, le don opéré par le gouvernement botswanais à la République populaire de Chine, pour l'aider à réparer les dégats commis par un ouragan au Sichaun en 2008, pouvait sembler assez inattendu. En réalité, le million de Pula cédé à la deuxième puissance économique mondiale constitue une part infime des fonds qui transitent entre les deux pays (360 millions de dollars en 2008). Depuis 1975, et l’établissement de leurs relations diplomatiques, Pékin et Gaborone n’ont cessé de resserrer leur coopération. Tant et si bien que le mandarin résonne de plus en plus fort dans les couloirs des universités botswanaises.

Pour preuve, Voice of Africa relate le témoignage d’une jeune journaliste qui s’apprête à étudier la langue chinoise. Keletso Thobega, motivée par une amie, a déjà appris les bases. Elle s’est même amusée à chuchoter « Wo ai ni » (je t’aime en mandarin) à son compagnon, en espérant qu'il puisse bientôt la comprendre. Car ils sont de plus en plus nombreux à intégrer l’Institut Confucius de l’Université du Botswana - lancé en 2009 - ou à bénéficier d’un professeur de chinois dans une école privée.

Dès lors que le «pays des tswanas» eut reconnu les prétentions chinoises sur Taiwan, les deux Etats signèrent un accord facilitant les échanges bilatéraux en 1986. Aujourd'hui, Pékin est le troisième plus gros importateur de ressources minérales botswanaises. En échange, il offre ses produits manufacturés à bas coûts, des investissements en infrastructures, et quelques professeurs. Permettant ainsi à Keletso de minauder en mandarin.

Lu sur Voice of Afrique

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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