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Le ministre de l'Education nationale pourra-t-il vraiment tenir sa «promesse» de fermeté à l'égard du «business» né autour des cours de soutien ? Ceux qui appelaient à des mesures «coercitives» restent, pour l'heure, sur leur faim. Car il s'agit plus de «sensibilisation» du corps de l'enseignement que de «régulation» ou d'encadrement. En marge de la réunion «d'évaluation» tenue hier et aujourd'hui, avec les cadres et les directeurs du secteur, Abdelatif Baba Ahmed en appelle, dans une circulaire, à la responsabilité et à la conscience de tous les acteurs de la «communauté éducative». La circulaire, datée du 30 octobre dernier, envoyée à l'ensemble des directeurs de l'éducation des différentes wilayas, fait d'ailleurs clairement dans la conciliation. Le ministère de l'Education nationale «préfère ne pas être dans l'obligation de sanctionner sévèrement les contrevenants à ces principes», prévient même la note, qui énumère une série de «dispositions» à mettre en ½uvre dans une optique de sensibilisation et de pédagogie. «Ces mesures s'imposent dans le but de veiller à la crédibilité du système éducatif et de l'égalité des chances, protéger l'éthique de l'enseignement et préserver sa gratuité», explique-t-on. Il est ainsi rappelé à tous qu'il est interdit d'exercer une quelconque activité rémunérée au sein de l'établissement. La tutelle demande aux directeurs d'«inviter» les enseignants à n'exercer aucune sorte de pression sur leurs élèves dans le but de les forcer à s'inscrire à des cours particuliers. Il revient d'ailleurs à ces mêmes directeurs et inspecteurs d'être des «exemples», raison pour laquelle il leur a formellement été interdit de s'adonner à cette pratique. Et le ministère de rappeler que «donner des cours particuliers est une manière non autorisée de gagner de l'argent, car cela n'est rien moins qu'un cumul de deux fonctions, interdit par la loi, d'autant plus lorsque cette activité est pratiquée dans des locaux anarchiques et des espaces non adaptés». Par ailleurs, il est demandé l'ouverture des établissements publics en dehors des heures de cours, et ce, afin de prodiguer des cours de rattrapage, de soutien et de révision, ou encore «d'encourager les élèves, tout particulièrement ceux en classe d'examen, à organiser des séances de révision en groupe restreint». Les directeurs de l'éducation doivent ainsi convoquer les inspecteurs et directeurs d'établissement et mettre en place les directives idoines pour porter la sensibilisation à tout le corps éducatif, du directeur à l'enseignant en passant par l'élève et ses parents. De même, il est conseillé l'organisation de «conférences» au sein même des établissements pour inculquer aux enfants «la confiance en soi» ou encore que «le savoir prime sur les résultats des examens». Par souci de sécurité, il revient aussi aux directeurs «d'expliquer aux parents d'élèves qu'ils doivent refuser d'inscrire leurs enfants à des séances qui se tiennent dans des endroits non adaptés et non salubres».

El Watan

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