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Le Fonds de régulation des recettes peut couvrir 4 ans de déficit budgétaire

C'est face à un hémicycle clairsemé que le ministre des Finances, Karim Djoudi, s'est efforcé hier de répondre aux préoccupations des députés. Vulnérabilité de l'économie nationale aux chocs externes, fragilité des équilibres budgétaires, transparence de la gestion des finances publiques, contrebande, fiscalité, encadrement du commerce sont autant de sujets traités par les élus au cours de 128 interventions sur lesquels l'argentier du pays devait apporter des précisions. La transparence des comptes de l'Etat a d'ailleurs suscité beaucoup d'intérêt de la part des députés, d'autant que le prix de référence du baril de pétrole, fixé à 37 dollars tandis que celui-ci se négocie à plus de 100 dollars sur les marchés, sème toujours le doute sur la gestion des ressources de l'Algérie. A ce propos, Karim Djoudi a rappelé le fait que les ressources non budgétisées sont versées dans le Fonds de régulation des recettes (FRR) créé en 2000 pour préserver les équilibres budgétaires contre tout retournement du marché pétrolier. Il précise ainsi que les ressources du FRR devraient atteindre, à la fin de l'exercice en cours, 7200 milliards de dinars, ce qui représente 40% et une capacité de couverture du déficit budgétaire non compensé sur quatre années. Aussi a-t-il insisté sur la gestion de ressources, affirmant que les flux du FRR sont non seulement sous la loupe de l'Inspection générale des finances, mais font aussi l'objet d'un contrôle a posteriori par la Cour des comptes et d'un rapport présenté dans le cadre de la loi de règlement budgétaire au Parlement. Karim Djoudi, qui a précisé que la couverture des déficits par les décaissements du FRR ne s'opère qu'en dernier recours, a également évoqué la problématique des capacités de l'économie nationale à absorber l'important plan d'investissement public en cours. Selon lui, la faiblesse des capacités d'absorption a un impact sur le taux de consommation des autorisations de programme et des crédits de paiement. Celles-ci n'auraient atteint qu'un taux de 65% ces dernières années et 41% jusqu'à août 2013. Le dinar s'est réapprécié Acculé par les critiques de toutes parts, le ministre des Finances s'est fait violence pour répondre une nouvelle fois aux questions à propos de la chute de la valeur du dinar. Karim Djoudi, qui a accusé hier, en marge de la plénière, les spéculateurs du marché informel de la devise d'alimenter la polémique sur la dévaluation du dinar, a insisté sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une dévaluation qui ne peut être induite que par décision gouvernementale, mais d'une simple dépréciation suivant les fluctuations du marché. Il en veut pour preuve la légère appréciation de la monnaie nationale, laquelle est passée ces derniers jours de près de 113 DA à un peu plus de 110 DA pour un euro. Le premier argentier du pays a également indiqué, lors de son passage à l'hémicycle, que la dépréciation n'est que conjoncturelle. Il précise d'ailleurs qu'en dehors des perturbations sur les marchés des devises, la valeur du dinar se détermine via certains fondamentaux à l'image du panier de devises de référence ou encore du différentiel d'inflation avec les principaux pays partenaires. A propos d'inflation justement, Karim Djoudi a mis en avant les efforts entrepris par le gouvernement pour limiter l'envolée de l'indice des prix à la consommation, à l'image de la subvention des produits de base et énergétiques, ainsi que les mesures de lutte contre la spéculation via l'encadrement des marchés de gros. Le ministre a aussi évoqué le rôle des autorités monétaires pour l'absorption des surplus des liquidités via la création du Fonds de régulation des recettes pour la maîtrise des ressources, ainsi que les outils de reprise de liquidités largement usités par la Banque d'Algérie.  

El Watan

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