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Meziane Meriane appelle

Il faut attaquer le mal à la racine.» Tel est l'avis du porte-parole du Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement du secondaire et du technique-Elargi (Snapest), Meziane Meriane, au sujet des cours de soutien particuliers que le ministère de l'Education nationale a décidé de réglementer prochainement par l'élaboration de textes organiques. Ainsi, pour Meziane Meriane, contacté par nos soins par téléphone, la solution va au-delà de la simple décision de prendre des mesures «c½rcitives» afin que cesse cette pratique. Plus explicite, notre interlocuteur invite la tutelle à revoir carrément sa politique de l'enseignement en général, qui a engendré de telles «activités». Pour lui, «il faut répondre à la question : pourquoi l'école publique ne répond plus aux aspirations et aux attentes de la société ?», incitant la tutelle à «cerner toutes les insuffisances, notamment la surcharge des classes, l'enseignement de qualité (...) pour remédier à toutes les carences constatées».    En résumé, selon ce syndicaliste, «la solution est dans une école publique performante». Cela étant, le Snapest tient, depuis hier à Blida, son conseil national ordinaire. Au menu de cette rencontre, outre l'examen du rapport des activités du bureau national, l'évaluation de la participation du syndicat à l'Unesco de Paris, la discussion des rapports des wilayas. Les syndicalistes examinaient aussi les résultats de la rencontre du syndicat avec la tutelle du 28 octobre dernier. Meziane Meriane a affirmé à ce propos que le ministre s'est engagé à prendre en charge la plateforme de revendications du syndicat. «On a rencontré une oreille attentive, mais ce qui nous intéresse c'est l'application, sur le terrain, des promesses de la tutelle», indique-t-il. Lors de cette rencontre, qualifiée par notre interlocuteur de «riche», les deux parties ont passé en revue le problème des primes et des indemnités au Sud, du logement pour les enseignants dans le Sud et des problèmes que rencontrent les enseignants du technique. Ces derniers ont, en effet, un problème d'intégration comme enseignants dans les lycées. «Il font le même travail, mais ils sont classés dans une catégorie beaucoup plus inférieure», explique Meriane. Il rappelle que pendant les années 1990, il y a eu le décret 90-49 qui stipulait qu'ils peuvent postuler au grade de PES à condition qu'ils passent un examen pédagogique, mais celui-ci n'a pas eu lieu. Aujourd'hui, précise-t-il, «on leur demande de passer un examen pour accéder au grade de PES sans tenir compte de leur ancienneté, ce qui est une aberration».    

El Watan

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