mis à jour le

Burkina Faso: l’opposition accuse le pouvoir de vouloir la démanteler

L'opposition burkinabè a accusé samedi le pouvoir du président Blaise Compaoré de vouloir son "démantèlement" à travers un projet de loi visant à modifier ses statuts.

Un projet de loi examiné mi-octobre en conseil des ministres propose que les partis d'opposition s'enregistrent via une "déclaration officielle écrite" envoyée au ministre chargé des libertés publiques, celui-ci publiant "chaque année" sur cette base "la liste actualisée des partis".

Actuellement, les formation de l'opposition se déterminent en établissant une "déclaration officielle de (leur) appartenance à l'opposition" transmise "au chef de file de l'opposition", selon l'article 4 de la constitution.

"La loi proposée par le gouvernement vise tout simplement à supprimer l'opposition", a pesté Zéphirin Diabré, son chef de file, lors du meeting de rentrée de l'opposition, auquel plusieurs présidents de partis politiques ont pris part.

"Il n'appartient pas à la majorité d'organiser l'opposition au travers d'une loi. Il appartient à l'opposition de s'organiser elle-même, de s'assumer et de trouver les ressources financières pour ses activités", a-t-il argumenté.

Le pouvoir "cherche à créer une opposition fantoche et divisée" afin de pouvoir modifier à sa guise l'article 37 de la constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche le chef de l'État en exercice de se présenter à nouveau en 2015.

Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir en 1987 par un coup d'Etat, a effectué deux septennats (1991 et 1998), avant qu'un amendement modifiant la durée du mandat présidentiel ne lui permette d'être élu pour deux nouveaux quinquennats (2005 et 2010).

La loi sur les statuts de l'opposition est une conséquence de la lutte de cette dernière contre la création d'un Sénat, qui devait intervenir le 25 septembre dernier mais dont le président Compaoré a suspendu la mise en place, selon M. Diabré.

Opposition, syndicats et clergé catholique burkinabè sont très hostiles à l'établissement de cette seconde chambre.

Blaise Compaoré s'est jusqu'à présent montré très elliptique sur sa volonté de se présenter une nouvelle fois à la charge suprême.

AFP

Ses derniers articles: RFI renforce son offre en fulfulde, mandingue et haoussa  Botswana: mort mystérieuse d'au moins 275 éléphants  Ethiopie: 2 morts aux funérailles du chanteur dont le meurtre a causé des violences 

Burkina

AFP

Sous les coups des jihadistes, le Burkina Faso coule

Sous les coups des jihadistes, le Burkina Faso coule

AFP

Burkina : 10 "terroristes" tués lors d’une opération antijihadiste dans l’ouest

Burkina : 10 "terroristes" tués lors d’une opération antijihadiste dans l’ouest

AFP

Coronavirus au Burkina : le grand marché de Ouagadougou rouvre

Coronavirus au Burkina : le grand marché de Ouagadougou rouvre

pouvoir

AFP

Au Malawi, le parti au pouvoir pousse pour un nouveau scrutin présidentiel

Au Malawi, le parti au pouvoir pousse pour un nouveau scrutin présidentiel

AFP

RDC: deuxième jour de tensions autour du Parlement et dans la coalition au pouvoir

RDC: deuxième jour de tensions autour du Parlement et dans la coalition au pouvoir

AFP

Mali: le président Keïta tend la main

Mali: le président Keïta tend la main