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10 ans de prison et des zones d’ombre

Depuis plus d'un mois, le procès du vice-président de l'APC de Constantine, Abderrahmane Abdaoui, impliqué dans une affaire de corruption, alimente les débats à Constantine. Même après sa condamnation, jeudi dernier, à 10 ans de prison assortie d'une amende d'un million de dinars, alors que son complice a écopé d'une peine de 5 ans de prison, de nombreuses zones d'ombre persistent dans cette affaire. Pris dans une souricière qui lui a été tendue le 26 septembre dernier, par les services du bureau de recherche et d'investigation de la sûreté de wilaya de Constantine, le vice-P/APC chargé de la santé, de l'environnement et de l'assainissement  devait recevoir 850 000 DA des mains de quatre gérants de microentreprises d'enlèvement des ordures ménagères. Une somme exigée en contrepartie de l'attribution de marchés à ces entrepreneurs, engagés par la wilaya pour assurer des prestations dans le programme «Blanche Algérie» avec le soutien des dispositifs CNAC et Ansej. Seulement, ces derniers n'ont pas voulu céder et ont alerté les services du DRS, qui ont préparé minutieusement le coup avec l'autorisation du procureur de la République. C'est dans un café situé à la cité du 5 Juillet 1962, où le rendez-vous a été donné, que les agents des services de sécurité ont pris en flagrant délit Adlène Benhafed (une connaissance de Abderrahmane Abdaoui) chargé d'encaisser cet argent auprès des entrepreneurs. Il a reconnu que cet argent était destiné à Abdaoui. Durant le procès, de nombreuses questions sont restées en suspens. L'accusé avait-il agi seul ? Avait-il d'autres complices, surtout que beaucoup d'argent a été dégagé par l'Etat pour ces opérations de collecte d'ordures et de nettoiement ? Les mêmes entrepreneurs ont révélé, durant l'enquête, que s'ils ont décidé de ne pas céder au vice-P/APC, d'autres entrepreneurs auraient versé des sommes pour bénéficier de contrats. Autre révélation de ce procès : ces entreprises avaient déjà commencé à travailler sans signer le moindre contrat. Ce qui donnait à certains responsables de l'APC le pouvoir d'exercer leur chantage sur ces gérants afin de bénéficier de contrats. Notons que cette affaire a éclaboussé toute l'assemblée populaire de Constantine, à majorité FLN, sachant que l'élu incriminé est issu de l'ex-parti unique. L'APC ira même jusqu'à instituer son propre avocat pour la défense du prévenu aux frais du contribuable. L'on a même constaté la présence de Driss Maghraoui, mouhafedh du FLN à Constantine. Ce qui laisse supposer les remous que cette affaire a causés dans les rangs du parti de Amar Saadani. Pour le citoyen, cette affaire renseigne sur les pratiques de corruption au sein de l'APC de Constantine, une ville qui s'apprête à accueillir, dans 18 mois, l'événement «Capitale de la culture arabe». Les appétits commencent déjà à se manifester, surtout que des milliards de dinars seront en jeu.                       

El Watan

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