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Biskra : la lutte antiacridienne inquiète les éleveurs

Les agriculteurs de Loutan dans la commune d'El Faïdh, de Zeribet Hamed, d'El Oualdja, de Orf El Cheikh, de Lafhal et de Tanouma sont sur le qui-vive. Depuis quelques jours, des nuées d'une espèce de criquets locaux, appelés sauteriaux, accusent une inquiétante prolifération dans les exploitations agricoles et les itinéraires pastoraux de la région est de la wilaya de Biskra. Ainsi, les agriculteurs de Loutan dans la commune d'El Faïdh, de Zeribet Hamed, d'El Oualdja, de Orf El Cheikh, de Lafhal et de Tanouma sont sur le qui-vive.Ils craignent pour leurs productions céréalières et autres, qui pourraient disparaître en un clin d'½il, si jamais ces criquets n'étaient pas efficacement combattus avec des moyens conséquents et des produits chimiques. Même si cet orthoptère a toujours existé dans cette zone, les taux d'infestation, «anormaux pour la saison», selon des agriculteurs, ont poussé les services agricoles et l'Institut national de protection des végétaux (INPV) à déclencher un dispositif de lutte antiacridienne afin de freiner le développement de ces insectes ravageurs, dont l'éclosion des larves a été favorisée par des températures élevées et une faible pluviométrie. Des milliers d'hectares ont été traités par les techniciens qui sillonnent la région et les lieux les plus infestés. Suscitant le satisfecit des agriculteurs, cette opération phytosanitaire n'a néanmoins pas recueilli l'approbation des éleveurs d'ovins et de caprins. Ceux-ci ne peuvent pas faire paître leurs troupeaux dans les zones pastorales pendant une semaine après le passage des épandeurs d'insecticides. «Nous louons au prix fort, auprès des propriétaires terriens, des périmètres de pâturage pour nos animaux. Ne pas pouvoir y accéder pendant quelques jours a des répercussions sérieuses sur notre activité. Nous devons garder nos troupeaux dans les enclos et puiser dans les stocks d'aliment du bétail en prévision de l'hiver, ou bien il nous faut déplacer nos troupeaux vers des régions plus clémentes, ce qui induit de lourdes charges financières», a expliqué un éleveur de Loutan. Se voulant rassurant, Slimane Nadji, directeur régional de l'INPV, a exhorté les agriculteurs et les éleveurs à faire preuve de solidarité pour éradiquer les sauteriaux, ou du moins en limiter la prolifération. Pour lui, la situation n'est pas catastrophique.

El Watan

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