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Loi de finances 2014 : les ministères qui gagnent de l’argent, ceux qui en perdent

Alors que l'examen du projet de loi de finances 2014 (PLF) se poursuit à l'Assemblée Nationale Populaire, Algérie-Focus.com s'est penché sur les budgets des ministères. Qui sont les grands gagnants ? Quels ministres voient leur enveloppe fondre comme neige au soleil ? Revue de détails.

L'importance d'un ministre se mesure - assurément - aux marges budgétaires dont il dispose. Partant de cette règle, on peut considérer que les projets de loi de finances révèlent année après année l'évolution des priorités du gouvernement, mais aussi et surtout l'habileté et le poids politiques de ceux qui le composent. A cet égard, le PLF 2014 est plein d'enseignement. Certains ministères voient leur enveloppe gonfler quand d'autres perdent des milliards en un an. 130 milliards de plus pour la Défense nationale !

Ahmed Gaïd Salah n'est pas seulement le ministre qui dispose du premier budget de l'Etat, il est celui qui voit ses crédits exploser :  plus de 955 milliards de DA en 2014 contre 825 milliards en 2013. En un an, la Défense se voit octroyer une rallonge budgétaire de plus de 130 milliards de DA !

Un chèque XXL dans un contexte sécuritaire marqué, il est vrai, par des troubles et des menaces tout le long des frontières algériennes. Au Maroc, au Mali, au Niger, en Libye et en Tunisie, où un attentat suicide a frappé la ville de Sousse ce mercredi. Ces moyens supplémentaires témoignent aussi de la confiance qui règne entre le président de la République, dont le rôle est de rendre des arbitrages sur le budget, et Ahmed Gaïd Salah, le chef d'Etat-major nommé à la Défense lors du remaniement de septembre dernier.

L'Eduction nationale, la Santé et les Moudjahidine renforcés

Confirmé à son poste de ministre de l'Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed voit son administration dotée de crédits supplémentaires pour 2014. 68 milliards de DA sont ajoutés à son budget en un an. Avec 696 milliards pour 2014, c'est le deuxième budget de l'Etat.

Nouvel arrivant à la table du Conseil des ministres, Abdelmalek Boudiaf frappe fort. Son ministère, la Santé et la Réforme hospitalière, se voit octroyer près de 60 milliards de plus que l'an dernier ! L'ancien wali d'Oran confirme ainsi son statut de poids lourd du gouvernement.

Autre ministre qui décroche la timbale : Mohamed Cherif Abbas, en charge des Moudjahidine. Cette année, ce sont 20 milliards de plus qui sont versés à son budget. L'Agriculture récolte aussi 17 milliards de plus, quand les Travaux publics se voient dotés d'un extra de 9,5 milliards. Les ministères cités jusqu'ici représentent à eux seuls plus des deux tiers du budget de l'Etat.

Sept ministères amputés de 56 milliards ... parmi lesquels l'Intérieur !

Le nouveau ministre de l'Intérieur Tayeb Belaiz vient d'annoncer à Sétif que la sécurité est une priorité nationale. Malheureusement pour lui, les arbitrages rendus dans le cadre du PLF 2014 viennent démentir ses propos. L'Intérieur et les Collectivités Locales sont les grands perdants de ce budget ! En 2014, le ministre devra faire mieux avec moins : la coupe est de 25,7 milliards de DA sur un an.

Autre ministère estropié : celui de la Famille et de la Solidarité. Ce sont 18,3 milliards qui disparaissent de son budget en 2014. Souad Bendjaballah, l'une des rescapés du remaniement du 11 septembre dernier, voit son poids politique reculer encore au sein du gouvernement. Tout comme Amar Ghoul, muté des Travaux publics aux Transports. Non seulement son successeur Farouk Chiali récupère 9,5 milliards de DA supplémentaires, mais lui-même perd 6,8 milliards pour sa nouvelle administration.

Plus symbolique : les 2,2 milliards amputés du budget du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale. A l'heure où le FMI pointe le manque d'efficacité de la lutte contre le chômage en Algérie, le PLF 2014 confirme que combattre ce fléau est loin d'être une priorité du gouvernement.

Le ministère des Ressources en eau perd 2,1 milliards en un an quand l'amènagement du territoire se voit privé de 306 millions. Plus symbolique : le Premier ministère se serre la ceinture. En 2014, ce sont 651 millions de moins qui lui sont affectés. La présidence en revanche s'octroie une rallonge de 117 millions.

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