mis à jour le

-Comment se présente, aujourd'hui, le parc national de Chréa sur le plan environnemental et quelles sont les menaces les plus redoutées actuellement ? Le parc national de Chréa présente, aujourd'hui, l'intégralité biologique qui a justifié sa création en 1983, c'est-à-dire il y a déjà 30 ans. Ce potentiel hors pair continue de le distinguer dans sa mission de poumon vert à l'échelle de l'avant-pays central, même s'il est vrai qu'il a subi depuis, les affres des aléas naturels et anthropiques qui l'ont frappé, à l'instar de toutes les forêts du pays. Sur le plan environnemental, nous pouvons affirmer aujourd'hui que le parc national de Chréa protège l'avant-pays central contre les influences xériques qui proviennent du Sud, pourvoit en eau toute la zone de subsidence qu'il domine, participe au bien-être des populations de sa zone environnante et fait office de support de recherche et d'exercice pratique inégalés aux universités et établissements scolaires. Ce que nous redoutons le plus pour ce parc, c'est le phénomène du tourisme de masse qui ne fait que s'amplifier d'année en année. Il est généré, comme vous le savez, par le déficit criant en verdure urbaine et espaces récréatifs que connaissent nos villes. La demande de décompression, de repos et de délassement, exprimée fortement par les citadins, n'est pas satisfaite dans les milieux urbains, elle se répercute en ruées noires vers le parc national de Chréa, seul espace protégé de montagne ouvert au grand public à l'intérieur de l'avant-pays central. Cette situation fait subir au parc un poids social dangereux si l'on continue à ignorer les besoins de ressourcement du citadin dans sa propre ville. -Certains experts parlent, aujourd'hui, de phénomène de dépérissement qui aurait touché notre cédraie. Qu'en est-il exactement ? Effectivement, le phénomène de dépérissement plane sur les cédraies de l'Afrique du Nord. Dans ce registre, nous affirmons que la cédraie de Chréa se démarque quelque peu. Le dépérissement n'est pas visible en son sein, hormis quelques sujets morts que l'on considère comme frappés par la foudre ou ayant subi une mort naturelle. Sur le plan sanitaire, l'on peut dire que la cédraie de Chréa évolue dans des conditions toutes naturelles et n'affiche pour l'instant aucun phénomène préoccupant. Ceci est peut-être dû à sa position bioclimatique humide et subhumide qui lui procure les conditions favorables de développement et de résistance. -Comment l'Algérie peut-elle faire bénéficier ses parcs nationaux, dont celui de Chréa, des différents programmes internationaux dédiés à la protection de l'environnement et aux écosystèmes boisés, et ce, pour une meilleure gestion forestière ? Il y a lieu de dire que notre pays regorge de biodiversité. Il a toujours été au faîte des questions environnementales et des pertinences requises pour la protection et la promotion de la nature aux échelles régionale et internationale. Les efforts déployés depuis l'indépendance à ce jour sont largement convaincants pour attester du niveau de conscience élevée en matière de préservation des milieux et des territoires naturels. La création des parcs nationaux, dont celui de Chréa, a insufflé dans le pays une expérience notable dans la conservation durable du potentiel naturel. Cette expérience est sanctionnée aujourd'hui par une connaissance nationale, et non des moindres, des techniques de préservation et de sauvegarde des espaces boisés. Nous pensons à ce titre que tous les programmes internationaux susceptibles d'être saisis ne feront que renforcer cette expérience et la consolider avec l'apport des aspects modernes et des technologies nouvelles. Ces opportunités ne feront qu'augmenter notre masse de connaissances et de là nous aiderons à gérer davantage nos forêts et nos parcs nationaux. C'est pour cela que je termine par dire que le secteur des forêts n'a épargné aucun effort pour s'impliquer activement dans les programmes internationaux, que ce soit à l'échelle régionale ou internationale. Je cite à titre d'exemple l'Unesco, la WWF, la FAO et de nombreux autres partenaires.    

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien 

tourisme

Voyage

L'Afrique du Sud est la destination préférée des touristes sur le continent

L'Afrique du Sud est la destination préférée des touristes sur le continent

AFP

Le braconnage des éléphants prive le tourisme africain de 25 millions de dollars

Le braconnage des éléphants prive le tourisme africain de 25 millions de dollars

AFP

Egypte: le tourisme reste meurtri un an après le crash du Sinaï

Egypte: le tourisme reste meurtri un an après le crash du Sinaï