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20 personnes arrêtées : batailles rangées

L'opération coup-de-poing lancée, dans la nuit de dimanche à lundi, par les gendarmes à la cité des 568 Logements de Baraki (Alger), où des bagarres avaient éclaté, la veille, entre deux gangs rivaux, a permis d'arrêter une vingtaine de jeunes et de récupérer un lot d'armes blanches. Selon un communiqué rendu public hier en fin d'après-midi, les gendarmes affirment avoir procédé à la perquisition de 22 habitations et à l'arrestation de 21 personnes, dont 7 sont des repris de justice. «Suite aux incessantes plaintes déposées à la brigade de Baraki par des victimes d'agressions et pour mettre fin au phénomène des barrages suivis d'agressions à la cité des 568 Logements à Bentalha, les unités de la compagnie de gendarmerie de Baraki ont mené, à 21h, une descente, après réquisition du procureur de la République près le tribunal d'El Harrach», signale en substance le communiqué parvenu à notre rédaction. Selon les gendarmes, certaines des personnes arrêtées, dont l'âge varie entre 18 et 35 ans, sont des multirécidivistes connus qui ont incité à la violence les nouveaux relogés, originaires de la cité Chaâba, commune de Sidi M'hamed, et des résidants du haouch Mouhoub. Parmi les jeunes arrêtés, il y a 7 récidivistes, dont un est poursuivi pour vol. Après enquête, les mis en cause seront présentés devant les instances judiciaires compétentes. L'arsenal saisi est impressionnant, selon l'inventaire fait par les gendarmes : 7 sabres, 5 couteaux, une faux, 2 faucilles, 2 bâtons, une bouteille de gaz butane, 150 cocktails Molotov prêts à l'usage, ainsi que 45 autres de petit format. Le phénomène des bagarres entre bandes rivales s'est installé dans la durée dans les nouvelles cités de la capitale. Les jeunes, souvent originaires de divers quartiers de la capitale, relogés dans les mêmes cités, provoquent, durant la nuit, des bagarres qui font plusieurs victimes dans les deux camps. La population se sent prise en otage dans ces accès de violence réguliers. Des émeutes éclatent principalement dans les nouvelles cités AADL et de types sociaux locatifs. Aux quartiers de Aïn El Malha (Aïn Naâdja), Dély Ibrahim et Birtouta, des gangs se sont formés par affinité et prennent en otage la population. Les résidants se plaignent de la «passivité» des services de sécurité (gendarmerie et police) et craignent que les victimes d'agression veuillent se faire justice elles-mêmes, si des mesures, telles que l'installation de sûretés urbaines de proximité (SUP) ou autres brigades, ne sont prises.  

El Watan

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