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un système de tutorat pour assurer la relève

Le phénomène de la fuite des élites est tout à fait normal. L'environnement général des affaires et de l'économie n'est pas encore attractif», a déclaré Mohamed Benmeradi, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, en marge d'un séminaire organisé hier par son département sur la gestion des compétences. Questionné sur l'état d'avancement du dossier de la retraite complémentaire, M. Benmeradi précise que ce sujet va être soulevé dans «le dossier qui sera présenté prochainement au Conseil des ministre sur les mutualités». Evoquant le départ à la retraite à 60 ans et son impact sur la productivité, le ministre s'est montré très rassurant : «Nous avons confiance en les produits de nos universités.» Et dans le but d'assurer la relève, le département de M. Benmeradi propose, dans le cadre du dispositif d'aide à l'insertion professionnel, de développer un système de tutorat qui va se traduire dans le milieu du travail sous forme de coaching. Un fonctionnaire appelé à partir en retraite va encadrer une personne pendant deux ans avant son départ. Le ministre a souligné également que dans le cadre de l'insertion des jeunes, l'agence de l'emploi (ANEM) va entamer l'élaboration de la nomenclature des métiers. M. Benmeradi appelle à cette occasion les employeurs à faire des prévisions en termes d'emploi à moyen et long termes. «Ainsi, la responsabilité de la compétence n'est pas uniquement l'affaire de l'entreprise ; c'est l'affaire de la branche et du secteur, voire même des instances étatiques», insiste Abdou Abderrahmane, chercheur au Créad. De l'avis de ce chercheur, la problématique de la compétence doit être négociée au sein de la tripartite et des conventions collectives pour permettre à notre économie d'être compétitive.

El Watan

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