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Départ du wali de Chlef : une mutation sur un constat peu enviable

Le passage de Mahmoud Djamaâ à la tête de la wilaya de Chlef est passé presque inaperçu l les réalisations à mettre à son actif n'ont pas été légion. L'annonce de la mutation du wali de Chlef, Mahmoud Djamaâ, vers Ghardaïa est passée presque inaperçue au sein de la population locale. Ceux qui ont osé évoquer le sujet n'ont exprimé ni regrets ni satisfaction et encore moins applaudi le changement, estimant que les années passent et se ressemblent à Chlef. Il est vrai que le wali partant, qui a passé 5 ans et 5 mois à la tête de cette wilaya, n'a pas, selon eux, réussi à faire oublier son prédécesseur, laissant la wilaya comme il l'avait trouvée un certain mai 2008... La région se remettait des violentes émeutes qui, trois jours durant, avaient secoué les communes voisines de Chlef et de Chettia, principales concentrations d'habitations en préfabriqué datant du séisme d'octobre 1980. Et c'est dans ces conditions particulièrement difficiles que le wali Mahmoud Djamaâ, alors SG de la wilaya d'Alger, avait été désigné à la tête de cette wilaya meurtrie, avec l'objectif de «redresser la situation socio-économique, relancer les investissements productifs et mettre à exécution le dispositif d'éradication des logements en préfabriqué». Or, rien n'a vu le jour, selon les habitants qui allaient, au fil des ans, regretter l'ancienne gestion. «Au moins avec son prédécesseur  les projets pleuvaient à gogo sur la wilaya, au point que certains d'entre eux n'ont toujours pas été lancés», estiment-ils. C'est le cas notamment des centres d'enfouissement des ordures de Ténès et de Zeboudja, de l'extension de l'aéroport international, du relèvement du faible taux de couverture en gaz naturel, de l'aménagement de nouvelles zones industrielles et de la réalisation de parkings et de voies d'évitement, en particulier au chef-lieu de wilaya . Il est également reproché à l'ex- wali son bilan peu reluisant en matière d'amélioration urbaine et  de lutte contre l'insalubrité des cités, le commerce informel et les constructions illicites. A son actif, il a contribué à la préservation de la forêt urbaine de Haï Radar dans la ville de Chlef et assuré une répartition plus ou moins équilibrée des équipements publics.Quoi qu'il en soit, son successeur, l'ex-wali de Djelfa, aura beaucoup de pain sur la planche. Parviendra-t-il à faire mieux ? La réponse dans les mois à venir.                                           

El Watan

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