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Le FFS relance un appel pour un consensus politique national. «Construire un consensus politique pour une évolution qui se fera de manière pacifique assortie de garanties et d'un calendrier pour éviter les ruptures violentes qui menacent la souveraineté nationale, c'est la seule solution pour sortir définitivement de la crise. Je crois qu'il y a de la place pour un consensus national entre les acteurs politiques du pouvoir et de l'opposition», a déclaré le premier secrétaire du parti, Ahmed Betatache, lors d'un meeting populaire, organisé hier à Bordj Bou Arréridj. «S'il est facile de réaliser un consensus sur les problématiques économiques, on devrait avoir au moins un consensus sur les principales demandes du peuple depuis 1962», a-t-il ajouté. M. Betatache a annoncé que le FFS va organiser, le 31 octobre et le 1er novembre une conférence nationale sur l'énergie et plus exactement sur les hydrocarbures et le gaz de schiste. Il a indiqué : «Des experts, d'anciens ministres des hydrocarbures, des ex-directeurs de Sonatrach, des élus et des partis sont invités à cette rencontre pour débattre de l'avenir de cette richesse que possède l'Algérie et qu'on a ignorée ou laissée entre les mains d'une minorité.» Le premier secrétaire du FFS a refusé que l'on taxe son parti d'avoir rallié les rangs des partis du pouvoir. «Notre combat pour la liberté n'a pas cessé depuis 1963. Nous sommes toujours sur le même chemin», dira-t-il. «Le FFS ne prône jamais la violence et c'est par la voie politique, pacifique et démocratique pour changer les choses que le FFS militera toujours», précise-t-il. M. Betatache n'a pas omis de dénoncer les actions menées, ces derniers temps, par le pouvoir contre les syndicats autonomes, les journalistes et tous ceux qui veulent s'exprimer. «On ne peut pas parler de vote quand un jeune est mis sous mandat de dépôt pour avoir exprimé sa pensée sur le Net, ou quand un journaliste dit ce qu'il pense ou que des enseignants et des fils de chouhada sont tabassés par la police», a-t-il lancé... Le deuxième conférencier, le moudjahid et l'un des fondateurs du FFS, Lakhdar Bouregaâ, a lancé un appel directement au président de la République, lui demandant de réhabiliter les anciens du FFS, dont le président du parti, Hocine Aït Ahmed. «Qu'il termine son mandat avec sagesse en accomplissant cet acte de bravoure», dira l'orateur. «On n'a pas encore écrit notre histoire, quand on le fera on dira que notre mission est accomplie», ajoute-t-il. Les responsables du FFS n'ont soufflé aucun mot sur la prochaine présidentielle ou la révision de la Constitution. 

El Watan

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