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Réduction de l’écart homme-femme : l’Algérie très en retard

Le rapport mondial sur l'écart entre les genres classe l'Algérie à la 124e place sur un total de 136 pays examinés. Le même rapport indique que l'Algérie dégringole dans ses classements successifs depuis l'année 2006, où elle était logée à la 97e position. Elle passe de la 119e médiocre place en 2010 à la 121e en 2011, 120e en 2012 et enfin 124e en 2013. Ce rapport, soutenu par le Forum économique mondial, indique que la région Afrique du Nord et Moyen-Orient est la moins favorable dans le monde à l'égalité homme-femme, et ce, en se basant sur les capacités de chaque pays à combler l'écart dans quatre secteurs d'évaluation que sont la santé et la survie, le niveau d'études, la participation à la vie politique et l'égalité économique. Dans la région MENA, les Emirats arabes unis est le pays le mieux classé avec une place de 109e mondial, suivi du Bahreïn à la 112e, du Qatar 115e, du Koweït 116e puis de la Jordanie 119e et de Oman et le Liban respectivement à la 122e et la 123e place. L'Algérie arrive juste avant l'Egypte et l'Arabie Saoudite, qui sont classées 125e et 127e. Une preuve que le chemin vers l'égalité est encore loin. Si en termes de participation politique, un classement moyen est attribué à l'Algérie avec une bonne 62e place, favorisée par l'introduction du système des quotas dans la confection des listes électorales, il reste qu'en termes de participation économique, de santé et d'accès à l'éducation, l'effort d'égalité est quasi nul et insignifiant. En matière d'égalité économique, les femmes en Algérie sont lésées, indique le rapport qui classe le pays à la médiocre 133e position ; à la 108e pour la santé et la survie et à la 106e pour le niveau d'études et l'accès à l'éducation. Sur les 136 pays examinés, seuls 86 ont fait l'effort de réduire l'écart entre genres. «La plupart des pays de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient n'exploitent toujours pas le retour potentiel de leurs investissements dans l'éducation des femmes et ne les font pas contribuer sur les plans politique et économique», note ledit rapport qui enregistre par ailleurs une bonne progression de certains Africains. Le Lesotho, l'Afrique du Sud, le Burundi et le Mozambique sont classés ainsi parmi les 30 premiers au monde. «Ceci est dû, dans une grande mesure, à la présence des femmes sur le marché de l'emploi. L'activité économique leur confère un accès à un revenu et leur permet de participer aux décisions économiques.» L'Islande est en tête du classement, suivie de la Finlande, la Norvège et de la Suède.  

El Watan

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