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le mouvement dans les rangs des magistrats annulé

Les rangs de la magistrature ne connaîtront pas de changement. Le mouvement prévu pour les semaines à venir a été tout simplement annulé par la chancellerie, apprend-on de source judiciaire. Les raisons d'une telle décision, nous dit-on, sont liées «au timing». «L'année judiciaire et sociale a démarré depuis plus d'un mois et de nombreux magistrats président actuellement les commissions électorales chargées de la révision des listes électorales. Les déplacer maintenant serait trop risqué.» Raison pour laquelle le ministre a jugé nécessaire, à juste titre, de «retarder le mouvement», précisent nos interlocuteurs. Néanmoins, ajoute-t-on, des changements internes seront effectués au niveau des cours, où quelques magistrats seront appelés à permuter avec leurs collègues. Ce qui tranche totalement avec l'opération que devait mener l'ex-ministre de la Justice, Mohamed Charfi. Ce dernier avait confié cette tâche à une commission de magistrats, qui avait achevé le traitement des dossiers fin juillet dernier. Mais en l'absence du président de la République, en raison de sa maladie, aucune décision relative aux nominations aux fonctions supérieures de l'Etat, dont les magistrats, n'a été prise. Nommé ministre de la Justice, Tayeb Louh hérite du dossier relatif au mouvement. Il lui apporte des correctifs et réduit considérablement son volume. Mais le facteur temps a tout chamboulé et le mouvement a tout simplement été renvoyé à une date ultérieure. Seules quelques permutations entre juges, au niveau des cours, seront incessamment opérées. En attendant, les magistrats sont appelés, aujourd'hui, à élire leurs représentants au sein du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), la plus haute instance judiciaire chargée de la gestion de leur carrière. Initialement prévu pour le 14 octobre, ce scrutin a été renvoyé au 24 en raison de sa coïncidence avec la fête de l'Aïd El Adha. Il devra permettre aux magistrats de pourvoir les sièges de six membres du CSM dont les mandats de quatre ans viennent d'expirer ; deux doivent être désignés par le président de la République, alors que quatre autres, représentants les juges du siège, les procureurs, le Conseil d'Etat et la Cour suprême, sont appelés à être élus aujourd'hui, de 9h à 15h, par leurs pairs au siège de la Cour suprême à Alger. Au niveau des cours, une liste de huit magistrats a été présentée, alors qu'au niveau des tribunaux, les candidats sont au nombre de 25 juges dont six femmes. Dans une longue lettre de quatre pages, le ministre de la Justice, Tayeb Louh, en sa qualité de président du bureau permanent du CSM, a rappelé au «président de la Cour suprême et son procureur général, au président du Conseil d'Etat, aux présidents des cours et procureurs généraux ainsi qu'aux présidents des bureaux électoraux installés au niveau des juridictions, les modalités d'élection» des membres du Conseil, tout en rendant publiques les listes des candidats validées par le bureau qu'il préside, et en insistant sur le caractère secret du vote. Reste à savoir si aujourd'hui, les magistrats seront nombreux.  

El Watan

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