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Insécurité

Même si la situation demeure tendue au Nord-Mali, où la Minusma doit avoir le renfort prochainement d'un contingent néerlandais, la plus grande inquiétude pour l'Algérie vient du côté libyen. La détérioration continue de la situation en Libye aurait contraint les forces régulières de ce pays à se replier sur les grandes villes, cédant la protection des frontières aux milices. La situation sécuritaire des frontières algériennes inquiète toujours les autorités nationales. Et l'Algérie ne l'a jamais caché au Conseil de sécurité de l'ONU. Et si le tracé frontalier de plus de 900 km avec la Tunisie semble être maîtrisé après le renforcement par une présence permanente des GGF assistés par des contingents de l'aviation militaire, il n'en reste pas moins qu'avec la Libye et le Mali, la menace terroriste demeure toujours présente. Des inquiétudes que l'ONU aurait pris en considération, du moins pour le Mali qui s'apprête à accueillir un contingent de 400 hommes de l'armée royale des Pays-Bas, dont 70 commandos des forces spéciales et quatre hélicoptères Apache de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma). L'information a été rapportée par De Volkskrant, un quotidien néerlandais affirmant : «La décision sera prise le 1er novembre prochain pour un déploiement international des troupes néerlandaises au Mali. Le Conseil de sécurité des Nations unies a affiché un besoin de 12 600 soldats de la paix afin de lutter contre le terrorisme international au Mali.» Une coopération internationale qui sera favorablement accueillie par l'Algérie qui suit, selon le site Secret-difa3, avec intérêt l'évolution de la situation à ses frontières avec le Mali par le biais des infrastructures installées à son extrême sud et à son aviation déployée dans la région. La coopération de l'Algérie est toujours active avec la France par l'échange d'informations en temps réel sur les mouvements des terroristes au nord du Mali. Les pays-bas en renfort au Mali Une collaboration sans précédent qu'a confirmée, dimanche dernier, Michel Vauzelle, le responsable du parti socialiste de la région PACA, dans un entretien accordé au journal régional français La Provence. Le politique français, qui a remis un rapport au président François Hollande à l'effet de relancer la coopération entre l'Europe et le Maghreb, a estimé : «C'est impensable et pourtant ! Les généraux algériens et français s'entendent pour la défense de la frontière algérienne avec le Mali. La présence des groupes djihadistes et le trafic d'armes en provenance de Libye dans le vaste espace sahélien imposent cette entente. La guerre au Mali a démontré la nécessité d'un partenariat élargi en Méditerranée occidentale entre les pays européens, maghrébins et leurs voisins du Sud : Mali, Sénégal, Tchad, Niger et Burkina Faso.» Après l'installation prévue donc en novembre d'un contingent de 400 hommes de l'armée royale des Pays-Bas au nord du Mali, les autorités militaires algériennes seront un tant soit peu soulagées pour se concentrer sur la frontière algéro-libyenne, d'autant plus que les forces régulières de la Libye se sont retirées, selon des sources militaires sur place, pour renforcer la sécurité au niveau de la capitale, Tripoli, et de Benghazi, notamment après plusieurs attentats et l'enlèvement du Premier ministre libyen, Ali Zeidan. Elles ont été immédiatement remplacées par des milices issues des tribus touareg et de Zentan avec lesquelles l'armée algérienne a refusé de coopérer. «Les éléments composant ces groupes ne portent plus d'uniformes de l'armée régulière. Nous avons affiché un niet catégorique à leur demande de coopération. Nous ne reconnaîtrons pas ces milices. Il ne faut pas oublier que les djihadistes étaient venus depuis cette région lors de l'attaque terroriste de Tiguentourine en janvier dernier», indique une source militaire. En effet, depuis cette attaque terroriste, l'Algérie a déployé une véritable task-force pour sécuriser les 1000 kilomètres qu'elle partage avec la Libye. Un effort de guerre déployé en permanence pour faire face à l'instabilité chronique de l'autre côté des frontières et dont les événements récents confirment la continuelle aggravation. Selon nos informations, pas moins de 20 000 militaires sont actuellement déployés  le long des frontières est et sud-est et effectuent régulièrement, jour et nuit, des opérations de ratissage avec une couverture aérienne qu'assurent des pilotes de la gendarmerie et de l'ANP. Une présence militaire plus qu'utile pour l'armée tunisienne qui a mené une grande opération antiterroriste, jeudi dernier, à Goubellat-Dougga, au terme de laquelle neuf terroristes ont été éliminés.

El Watan

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