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Tunisie: le pays en attente d'une promesse de démission du gouvernement

La Tunisie était en attente mardi soir d'une promesse de démission du gouvernement dirigé par les islamistes d'Ennahda pour permettre le lancement d'un "dialogue national" censé résoudre la crise politique paralysant le pays depuis trois mois.

Le Premier ministre Ali Larayedh doit faire une déclaration vers 11H00 locale (10H00 GMT) mercredi après un conseil des ministres extraordinaire, a indiqué son service de presse.

"En principe, le gouvernement va annoncer son engagement à respecter la feuille de route (des négociations) et après quelques semaines sa démission", a indiqué dans un entretien télévisé mardi soir, le président de l'Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar.

La feuille de route du "dialogue national", rédigée par quatre médiateurs dont le puissant syndicat UGTT, prévoit que le cabinet en place annonce son intention de démissionner au premier jour des négociations et qu'un nouveau gouvernement apolitique soit formé dans les trois semaines suivant le début du dialogue. Elle prévoit aussi l'adoption en un mois d'une Constitution ainsi que d'un calendrier et d'une législation électorale.

Ces négociations coïncident avec le deuxième anniversaire de l'élection de l'ANC qui a porté les islamistes d'Ennahda au pouvoir.

Le Premier ministre a promis jusqu'à présent de quitter ses fonctions une fois la Constitution, attendue depuis deux ans, adoptée. L'opposition fait pour sa part du départ du gouvernement un préalable.

La soixantaine de députés d'opposition boycottant l'ANC depuis le début de la crise politique déclenchée par l'assassinat d'un opposant le 25 juillet, ont indiqué mardi avoir reçu des assurances sur la démission du cabinet.

"Le dialogue national va commencer avec un engagement franc du chef de gouvernement en vertu duquel il s'engage à présenter sa démission conformément à la feuille de route et dans les délais qu'elle mentionne", ont-ils indiqué dans un communiqué.

Les opposants, voulant maintenir "la pression" sur Ennahda, ont prévu une manifestation avenue Habib Bourguiba à Tunis, haut lieu de la révolution de 2011, à midi (11H00 GMT), à trois heures du début des négociations à huis-clos.

Dans la matinée, la Ligue de protection de la révolution, un groupe pro-gouvernemental aux méthodes brutales, a prévu un rassemblement au même endroit.

Malgré l'ouverture annoncée du dialogue nationale, les tensions et la crise provoquées par l'assassinat du député d'opposition Mohamed Brahmi sont loin d'être résolues.

Un dirigeant d'Ennahda, Noureddine Aarbaoui, a ainsi vivement critiqué mardi les appels à manifester de l'opposition les qualifiant de "préparatifs négatifs qui visent à détruire le consensus".

Dans ce contexte, les journaux tunisiens étaient dubitatifs sur les chances de réussite des pourparlers et sur la sincérité des différents partis.

Le Quotidien relevait que ces dernières semaines avaient été marquées par des "man½uvres alliant pressions, diversions, double langage, sans parler d'accrochages et d'autres coups bas".

"Les Tunisiens veulent avoir affaire à des acteurs politiques sincères, honnêtes, engagés et croyant à leur projet", lançait le journal La Presse.

La tension est encore montée d'un cran la semaine dernière avec de nouveaux affrontements entre forces de l'ordre et combattants clandestins, qui ont coûté la vie à deux gendarmes et à neuf jihadistes présumés à moins d'une centaine de kilomètres de Tunis.

Ces heurts ont entraîné une fronde au sein de la police dont des syndicalistes ont chassé vendredi le président Moncef Marzouki et M. Larayedh de la cérémonie organisée à la mémoire des deux agents tués.

AFP

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