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Port d'Alger. REUTERS/Zohra Bensemra
Port d'Alger. REUTERS/Zohra Bensemra

Un Algérien de 16 ans prêt à tout pour quitter son pays

Sur la plage d'Annaba, ils sont nombreux à tenter une traversée clandestine pour rejoindre les côtes européennes.

« Mes parents me disent qu’il n’y a rien pour moi en France. Mais je vais quand même réessayer encore et encore jusqu’à ce que j’y arrive. » - See more at: http://www.algerie-focus.com/blog/2013/10/annaba-la-capitale-de-la-harga/#sthash.swiQBj9L.dpuf
« Mes parents me disent qu’il n’y a rien pour moi en France. Mais je vais quand même réessayer encore et encore jusqu’à ce que j’y arrive. » - See more at: http://www.algerie-focus.com/blog/2013/10/annaba-la-capitale-de-la-harga/#sthash.swiQBj9L.dpuf
«Mes parents me disent qu’il n’y a rien pour moi en France. Mais je vais quand même réessayer encore et encore jusqu’à ce que j’y arrive.»
Cette détermination à quitter l'Algérie vient d'un adolescent de 16 ans, originaire de l'Ouest algérien. Depuis ses 14 ans, Mohamed espère gagner l'Europe, lit-on sur le site Algérie-Focus. Il dit être prêt à tout pour y arriver: débourser des sommes faramineuses, vendre les bijoux de sa mère. Mais sa volonté a été jusqu'ici contrecarée par les patrouilles de surveillances algériennes: la frêle embarcation où se trouvait Mohamed a dû faire demi-tour et rentrer au port et Mohamed n’a pas revu la couleur de son argent.
«Une fois que c’est payé, faut pas compter se faire rembourser si ça ne marche pas», regrette-t-il.
La plage Sidi Salem, à Annaba, est le lieu de tous les espoirs. Une myriade de jeunes désespérés espèrent y faire leurs adieux à l'Algérie, un pays où leur avenir semble compromis.
«Les passeurs s’orientent à l’aide du GPS de leur téléphone. Ils lâchent les harragas en pleine mer avant la côte de la Sardaigne pour ne pas se faire repérer. Les harragas font le reste du chemin à la nage», explique Chakib, un habitant de Sidi Salem dont le cousin transporte régulièrement des clandestins sur son bateau.
Mais il faut encore passer entre les filets des autorités algériennes qui patrouillent en mer. Alors que le pays fêtait l'aïd al-Adha, 16 harragas ont tenté une traversée, mais ils ont été rapidement interceptés par les gardes-côtes au large de Mostaganem.
 
Le site Algérie-Focus s'interroge: comment expliquer cette détermination à rejoindre les côtes de Lampedusa devenues en quelques décennie le théâtre de tragédies humaines. Les candidats n'ont rien à perdre. Ils espèrent finalement toujours trouver une situation meilleure en Europe, et revenir un jour les poches pleines. Bilal, un jeune entrepreneur de 27 ans, tente de les décourager. Ils reprochent aux immigrés qui rentrent au pays de frimer et de donner une image tronquée de leur vie en Europe.
 

 

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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