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Réfugiés syriens, à Sanaa au Yémen, le 26 septembre 2013. REUTERS/Mohamed al-Sayaghi
Réfugiés syriens, à Sanaa au Yémen, le 26 septembre 2013. REUTERS/Mohamed al-Sayaghi

La galère des réfugiés syriens au Maroc

Des milliers de Syriens ont trouvé refuge dans le royaume chérifien. Bien accueillis au début, ils sont vite devenus des souffre-douleur.

Leur présence sur le territoire marocain dérange. Conséquence d'une révolution puis d'une guerre qui durent depuis plus de deux ans, des millions de Syriens ont fui leur pays. Ils ont majoritairement trouvé refuge dans les pays limitrophes. Quelques milliers se sont exilés dans d'autres pays arabes, comme l'Egypte, l'Algérie ou le Maroc.

Le site d'information Yabiladi consacre un reportage à ces réfugiés qui, certes, ont été autorisés à entrer au Maroc, mais ne disposent pas pour autant de droits et de perspectives stables. Une famille qui réside dans un hotel de Rabat raconte son arrivée à l'aéroport de Casablanca. Aucun visa n'a été tamponné, ce qui fait d'eux des clandestins en situation irrégulière et expulsable à tout moment, rapporte Yabiladi. Sans ressource, de nombreux syriens sont contraints de mendier à la sortie de la mosquée.

«Personne ne travaille ici. Les femmes vont simplement à la mosquée le vendredi pour demander de l’aide», avoue un père de famille.

Le Maroc devrait leur reconnaître un statut de réfugié, mais les autorités brillent par leur frilosité:

«Le gouvernement n’a rien fait sous prétexte, officieusement, du danger que représenteraient les Syriens. Pour le pouvoir, soit ils sont alaouites, et dans ce cas il s’agit de suppôts du régime de Bachar al-Assad, soit ils sont sunnites et ce sont des terroristes», résume Stéphane Julinet, chargé de programme droit des étrangers et plaidoyer au GADEM.

En attendant un potentiel assouplissement de la part des autorités marocaines, des milliers de Syriens peinent à vivre dans des conditions dignes.

«Je suis parti pour sauver mes enfants, mais il vaut mieux mourir avec dignité dans son pays, plutôt que de vivre dans l’humiliation dans un autre pays», s’énerve Soufyane.

Lu sur Yabiladi

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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