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Sahara: incidents en marge de la visite de l'émissaire de l'ONU

Des incidents ont éclaté ce week-end à Laâyoune, la plus grande ville du Sahara occidental, entre les forces de l'ordre marocaines et plusieurs centaines de personnes, en marge de la visite d'un émissaire de l'ONU, faisant plusieurs blessés, ont affirmé dimanche la préfecture ainsi qu'une ONG locale.

Dans le cadre d'une nouvelle mission régionale, M. Christopher Ross est arrivé vendredi soir dans l'ancienne colonie espagnole, contrôlée par le Maroc mais revendiquée par les indépendantistes du Polisario.

Samedi, en fin de journée, des heurts ont éclaté dans la ville, mais les versions divergent sur leur nature.

D'après la préfecture de Laâyoune, citée par l'agence marocaine MAP, cinq membres des forces de l'ordre ont été blessés lors "d'actes de vandalisme et de violence" commis par "quelque 400 individus, qui entendaient "perturber la visite" de M. Ross.

Ces personnes ont "tenté (...) à différents endroits de la ville de Laâyoune de s'attrouper sur la voie publique sans autorisation et (ont) commencé à jeter des pierres et des cocktails Molotov et (ont) utilisé des pneus en flamme pour dresser des barrages", selon la même source.

"Les forces de l'ordre ont fait preuve de responsabilité et de retenue", a assuré la préfecture, qui n'a pas fait mention de blessés parmi les manifestants.

Contacté par l'AFP, le responsable local de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH, indépendante), Hamoud Iguilid, a toutefois affirmé que "des dizaines" de personnes avaient été blessées et hospitalisées à Laâyoune.

"Des policiers en civil ont violemment empêché les rassemblements", a-t-il notamment avancé, précisant que son ONG avait rédigé un rapport sur ces incidents.

M. Ross doit quitter lundi le Sahara. Il a rencontré ces derniers jours des officiels marocains mais aussi des représentants de la société civile anti et pro-indépendance, à Laâyoune et Smara (est).

Envoyé personnel de Ban Ki-moon depuis 2009, il effectue seulement sa troisième visite de terrain, après celles de novembre 2012 et mars 2013.

Un temps désavoué par le Maroc sur des accusations de "partialité", il avait été conforté à l'été 2012 par M. Ban.

Des consultations sur le Sahara occidental sont prévues le 30 octobre au Conseil de sécurité de l'ONU.

Le Maroc propose une large autonomie sous sa souveraineté, mais le Polisario, soutenu par Alger, réclame un référendum d'autodétermination.

Les Nations unies comptent une mission, la Minurso, qui surveille le cessez-le-feu depuis 1991. Lors de sa dernière prolongation, en avril, Washington avait proposé d'élargir son mandat aux droits de l'homme, mais le Maroc s'y était vigoureusement opposé.

Des manifestations pro-indépendance avaient eu lieu au cours des semaines suivantes à Laâyoune.

AFP

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