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Djimon Hounsou et Leonardo Di Caprio, Leicester, juin 2007 / Reuters
Djimon Hounsou et Leonardo Di Caprio, Leicester, juin 2007 / Reuters

Les Africains qui ont percé à Hollywood

Ils sont si peu nombreux que c'est comme s'il n'y en avait pas.

Tout le long du mois d’octobre, la ville de Los Angeles se transforme en une sorte de capitale du cinéma africain. La formule peut sembler incongrue tant le septième art made in Africa n’est pas réputé pour crever les écrans, surtout sous ses latitudes.

Pourtant, le festival Caméras d’Afrique, dont c’est la première édition, veut offrir au public un autre regard sur la richesse des productions qui ont émergé depuis les indépendances africaines, il y a une cinquantaine d’années. Pour en témoigner des cinéastes comme le Tchadien Mahamat Saleh Haroun qui vient avec Grisgris, déjà présenté en sélection officielle cette année à Cannes et son précédent film Bye Bye Africa. D’autres cinéastes comme le Burkinabè Gaston Kaboré et le Guinéen Mama Keïta seront également de la partie, précise le site de l’ambassade de France aux Etats-Unis, partenaire de l’événement, à travers l’Institut français.

«Cela fait plusieurs années que j’avais envie de créer un festival consacré au cinéma africain: j’en avais assez de voir des films sur l’Afrique réalisés uniquement par des blancs», a confié au site AfricaDiligence, Stephen Ujlaki, un aficianado du cinéma africain et président de l’école de cinéma de l’université Loyola Marymount de Los Angeles, par ailleurs l’un des co-organisateurs du festival.          

Une initiative louable, ce d’autant plus qu’elle se tient près d’Hollywood, l’un des principaux temples de la production cinématographique et où, précisément, l’Afrique brille par son absence. Pour tout un tas de raisons qu’on n’aura pas fini d’évoquer en quelques lignes.

Africa Diligence s’est amusé à en faire la liste et il a vite fait le tour. Il n' y en a quasiment pas. C’est d’ailleurs ce que nous vous faisions remarquer, dans un précédent article sur le sujet.

Commençons par Charlize Theron, née en Afrique du Sud qu’elle ne quitte qu’à l’âge de 16 ans avant de devenir la première Africaine à soulever la fameuse statuette des Oscar, en 2004. Djimon Hounsou, lui, est un Béninois pur jus, venu tout droit du Golfe de Guinée. Il quitte son Cotonou natal à 13 ans, direction Paris: galère, petits boulots et blabla... puis le conte de fée (un palmarès à couper le souffle Stargate, Amistad, In America, Blood Diamond...). Et puis, il y a Isaac de Bankolé, né sur les rives de lagune Ebrié, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Après une carrière en France, c’est le réalisateur Jim Jarmmush qui lui ouvre les portes d’Hollywood.

Le Franco-Marocain Saïd Taghmaoui, quant à lui, forces les portes de la capitale mondiale du cinéma, lassé de n’être cantonné qu’à des rôles d’Arabe dans les films français. Et l’audace paie puisqu’il donnera la réplique à des pointures comme George Clooney.

Viennent enfin les Nigérians Chiwetel Ejiofor et David Oleyowo, tous deux nés en Angleterre. Tous deux ont commencé au théâtre avant de devenir des vedettes du grand écran aux Etats-Unis.

L’Afrique n’est donc pas absente d’Hollywood. Mais elle est si peu visible que ça revient presqu’au même.

Lu sur Africa Diligence

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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