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Morsures d'animaux

3666 morsures d'animaux et 62 piqûres scorpioniques ont été enregistrées dans la wilaya de Aïn Defla. La direction de la santé et de la population de la wilaya Aïn Defla vient de révéler le nombre de morsures d'animaux pour la période allant de janvier à ce jour. Des chiffres inquiétants qui traduisent l'ampleur du fléau, selon un responsable de ce secteur. Aussi, pas moins de 3666 cas de morsures d'animaux ont été recensées ainsi que 62 piqûres de scorpions heureusement  non mortelles. Des chiffres éloquents qui incitent à la plus grande vigilance, d'autant que les mêmes services signalent une hausse remarquable des morsures d'animaux sauvages tels que le sanglier et les  rongeurs. Il en est de même pour les piqûres de scorpion dont le nombre était de 59 en 2012. Heureusement que le scorpion ne tue pas dans la wilaya de Aïn Defla classée zone verte en raison d'une faible présence de cette bestiole redoutable et redoutée. Cependant, la prise en charge médicale est nécessaire dans tous les cas. Si les services sanitaires affichent un satisfecit quant à la disponibilité du sérum et du vaccin, il arrive parfois que des ruptures de stocks soient signalées. Par ailleurs, en raison de la carte sanitaire actuelle, il se peut qu'une personne mordue qui se présente au niveau d'une structure proche de l'incident se voit orientée vers une autre située à l'autre bout de la ville. C'est le cas d'un citoyen de Khemis Miliana contraint de se déplacer jusqu'à la clinique de Sidi Maâmar (partie est) en provenance de la polyclinique Halaïmi (partie ouest). D'aucuns estiment que des efforts restent à faire pour endiguer le mal à sa racine. Nul n'ignore que la prolifération du phénomène des chiens et chats errants et autres rongeurs s'explique par l'amoncellement des ordures et gravats qui caractérisent davantage les agglomérations à forte densité humaine, mais pas seulement, puisque le constat est valable également pour les zones rurales. Les risques sont par ailleurs multipliés en raison des variations climatiques observées ces dernières années avec alternance d'une grande chaleur et autant d'humidité. Deux éléments, selon des experts qui agissent sur la faune et la flore. Autant de facteurs qui appellent à agir en amont et en aval. Dans ce sillage, notons que les services vétérinaires de la DSA ont procédé à une campagne de vaccination gratuite d'animaux domestiques, et ce, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage célébrée chaque 28 septembre. Des municipalités ont mis cette opportunité à profit pour effectuer des actions d'abattage de chiens errants. Une mission sans lendemain  si la population ne met pas la main à la pâte en aidant les services compétents à prendre en charge la gestion des déchets ménagers. A quelques jours de la fête de l'Aïd El Adha, les services de l'environnement et les autorités locales ne doivent pas faillir à leur mission, celle qui consiste à mobiliser les moyens humains et matériels   pour limiter les dégâts liés à cet événement, nous dit-on.