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Benmeradi annonce la révision de l’article 87 bis

L'article 87 bis du code régissant les relations de travail fera l'objet d'un débat entre les partenaires sociaux, le patronat et le Gouvernement à l'occasion de la prochaine tripartite, afin de prendre les décisions nécessaires à son amendement. « Je pense que les conditions sont relativement meilleures. Le tissu  économique est plus au moins en mesure aujourd'hui de supporter un choc d'une  révision de l'article 87 bis. Les conditions de la révision sont au fur et  à mesure en train d'être assemblées pour être traitées », a indiqué ce dimanche le ministre du Travail, de  l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Benmeradi sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale.          La révision  de cette article qui a fait objet de discussion à maintes reprises permettra aux salaires de base inférieurs au SNMG (18 000 da) un relèvement  automatique.    Pour la tutelle, l'article 87 bis doit être amendé pour qu'il soit conforme à la politique des salaires en vigueur actuellement et avec la réforme de la fonction publique, d'autant plus que son maintien  en l'état est perçu comme entrave à  ladite politique des salaires. Pourtant, certaines organisations syndicales appellent à l'abrogation pure et simple de cet article. L'article 87 bis du code du travail stipule que le salaire   national minimum garanti (SNMG) englobe le salaire de base, les primes et les  indemnités, quelle que soit leur nature, à l'exception des indemnités versées  pour payer les dépenses assumées par le travailleur, à savoir les frais de mission. 4 millions d'emploi crées depuis 2008 L'Algérie a crée selon le ministre depuis 2008, soit en l'espace d'environ 5 ans, quatre millions d'emplois. Cela explique parfaitement selon lui la baisse du taux de chômage estimée en 2013 à 9,3%.    « 270 000 micro-entreprises ont été créées dans le cadre du dispositif Cnac et Ansej. 834 000 autres emplois ont été créés dans le cadre des placements et  trois millions d'emplois dans le cadre de l'aide à l'insertion professionnel (DIP) », explique-t-il. Par ailleurs, Benmeradi a indiqué  que les taux de remboursement des crédits octroyés aux jeunes promoteurs, pour la création d'activités des dispositifs de l'Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes (Ansej) et de la Caisse nationale d'assurance au chômage (Cnac) ont  atteint  63 % en ce qui est de l'Ansej, et de 52 % concernant le Cnac. Des taux qu'il dit satisfaisants.