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L'essentiel de la semaine

-Samedi : un 5 Octobre, un 25e, dans l'indifférence généralisée de l'ambiance pré-Aïd. Enfin presque : l'Association algérienne de lutte contre la corruption, le RAJ, le CLA, des journalistes et quelques centaines de policiers, venus réprimer, ont commémoré cette date chacun à sa manière. -Dimanche : ambiance, ambiance : Human Rights Watch dénonce les menaces et les restrictions subies par les syndicats indépendants par le régime. De son côté, l'UGTA, seul syndicat invité à la tripartite, veut remettre en question le droit de grève. Nous sommes au XXIe siècle, et un baron féodal est toujours à la tête de la centrale syndicale de Aïssat Idir. Une honte. -Lundi : el Khabar remet les pendules à l'heure en cette fin de règne qui n'en finit pas : «Le plan de relance économique arrive à sa fin, 286 milliards de dollars et zéro résultat.» Et comme le rappelle notre confrère Farid Alilat, «il faudrait ajouter les 200 milliards consacrés à cette même relance économique entre 2001 et 2009. Au final, ils auront déboursé 486 milliards durant les trois mandats du vieux qui se déplace en fauteuil roulant dans un van Volkswagen». -Mardi : le SG parachuté du FLN, Amar Saadani, regrette le silence de Aït Ahmed après la lettre qu'il lui a envoyée. Meskin. Par contre, il monte sur ses grands chevaux pour refuser que le DRS mène des enquêtes sur la corruption. On attend plus d'éclaircissements de la part d'un homme aussi vertueux. Entre-temps, une persistante  rumeur algéroise donne l'héroïne de la Bataille d'Alger, Djamila Bouhired, candidate à la présidentielle de 2014. -Mercredi : six cents enseignants, qui manifestaient devant le ministère de l'Education, ont été embarqués par la police. Circulez, il n'y a rien à voir. C'est leur faute : ils auraient dû embarquer à Ouaga dans les vols populistes des supporters et délocaliser les sit-in là-bas. Ils auraient eu plus de chance de se faire entendre avec le corps peints aux couleurs des Verts. -Jeudi : l'économie nationale est retenue en otage dans une tripartite présidée par le Premier ministre Sellal, alors que le Premier ministre libyen est carrément pris en otage par un groupe armé. On cherche encore les complices du rapt en Libye, mais les complices du kidnapping qui se déroule à Djenane El Mithak sont bien identifiés : il suffit de regarder qui est autour de la table.