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Des enseignants se désolidarisent

Hormis les écoles primaires implantées dans le territoire de la commune de Hassi R'mel, chef-lieu de daïra situé à 130 km au sud de Laghouat, le débrayage initié par le Cnapest-Elargi a été largement suivi par les professeurs des lycées et des CEM de la localité qui ont quasiment paralysé leurs établissements respectifs.  Par ailleurs, la grève a été émaillée d'un «faux bond» enregistré au CEM Letrech Ahmed. Dès le deuxième jour de la grève, une bonne partie des enseignants n'a pas été au rendez-vous, puisqu'elle s'est distinguée par la reprise spectaculaire des cours par plusieurs enseignants qui se sont clairement démarqués de l'action de leurs collègues grévistes. Renseignements pris sur les lieux, il s'est avéré qu'une partie non négligeable d'enseignants avait entamé un mouvement de protestation quelques jours avant l'appel du Cnapest pour dénoncer l'insoutenable situation qui prévaut dans ce CEM «que le Cnapest n'avait pas pris en charge», selon un enseignant qui a repris le travail. «Le CEM n'a pas connu de stabilité depuis le 8 septembre dernier, quand les élèves ont regagné les bancs de l'école», nous dit-t-on. Selon la même source, «pour des intérêts non avoués, le Cnapest n'a pas daigné dénoncer, au moment opportun, l'état de déchéance dans laquelle continue à patauger l'établissement». Dépité, un enseignant nous a confié qu'en raison «des absences récurrentes de la directrice, l'administration a brillé par son immobilisme qui s'est répercuté négativement sur la scolarité des élèves». Pis encore, à ce jour, les enseignants ne connaissent pas exactement les listes de leurs élèves non encore confectionnées par l'administration. D'où un problème de responsabilité disciplinaire quant aux élèves à porter en situation d'absence ou de présence. Ces enseignants déplorent la quasi-démission des parents d'élèves qui ne s'inquiètent pas de l'avenir de leur progéniture. Le même constat est valable pour les cahiers de textes devant être mis à la disposition des enseignants. En l'absence d'un surveillant général sur les lieux, les élèves sont livrés à eux-mêmes, déplore un parent d'élève. A l'instar de plusieurs établissements scolaires de la wilaya de Laghouat, le CEM Latrech Ahmed enregistre encore des postes vacants dans les disciplines de physique et sciences naturelles. Un mois après la rentrée scolaire, ce secteur souffre encore d'un déficit criant de 143 enseignants dans la langue arabe et 93 dans la langue française. Ceci en plus du manque flagrant de l'encadrement pédagogique et administratif.

El Watan

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