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Des étudiants en archéologie crient leur désarroi

Ils sont une vingtaine avec l'intention d'aller jusqu'au bout de leurs études universitaires. Mais leur volonté a été brisée à cause de la gestion hasardeuse dont ont fait preuve certains responsables de leur faculté. Eux, ce sont des étudiants qui ont poursuivi des études à l'Institut d'archéologie d'Alger. Après avoir obtenu leur licence cette année, ils ont décidé de s'inscrire en master 1, spécialité préhistoire. A leur grand étonnement, les responsables de leur établissement leur ont signifié que leur spécialité «a été oubliée ou supprimée volontairement» des programmes de la tutelle. Ce qui voudrait dire que leur mission et leur court passage à l'université est bel et bien terminé. Cela malgré la réglementation qui régit le fonctionnement du système LMD, accordant le droit à tous les licenciés de continuer leur cursus en master et plus. «Notre promotion compte 20 étudiants. Elle est la première et l'unique à l'échelle nationale à avoir poursuivi des études en spécialité préhistoire. Je ne comprends pas pourquoi on ne veut pas ouvrir des classes en master 1, c'est le cas pour les spécialités archéologie antique et islamique», se demande une étudiante. Celle-ci affirme qu'elle et ses camarades ont frappé à toutes les portes pour que la tutelle revoit sa décision et de pouvoir réaliser leur rêve. En vain. Les concernés se disent «décidés à ne pas lâcher prise, et ce, malgré la sourde oreille et le mépris affichés à notre égard par les responsables que nous avons sollicités pour réparer cette injustice». «Tout le monde fuit sa responsabilité. Aujourd'hui (hier, ndlr), nous avons tenté de toucher les responsables de la Conférence des universités du centre à Boumerdès, mais personne n'a daigné nous recevoir», regrette-t-elle, et de revenir sur l'importance de leur spécialité et les découvertes faites dans différentes régions du pays grâce à leurs recherches. «Nous avons fait des fouilles un peu partout. Après l'Aïd, nous irons à El Rayah (Mostaganem), où nous avions déjà découvert des objets qui remontent à la civilisation achourienne (800 mille ans Av/J.C). Il était prévu également que l'on se déplace à Tighenifine (Mascara) où se trouveraient les plus anciens restes humains en Afrique du Nord», déclare-t-elle, dépitée. Son amie, elle, évoque les découvertes faites à Aïn El Ahanach avec le Dr Mohamed Sahnouni, citant les bovidés, des suidés, des sphéroïdes, des choppers (pierres taillées d'un seul côté), etc. Mais la poursuite des recherches de ces passionnés de l'histoire ancienne de l'humanité et de notre pays est suspendue à l'autorisation de la tutelle à poursuivre leurs études en master.

El Watan

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