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des promesses mais pas de garanties

Si vous voulez avoir du pain sur la table le jour de l'Aïd El Kebir, mieux vaut l'acheter à l'avance. Bien sûr, des efforts ont été consentis pour établir des permanences des boulangeries et autres commerces durant la fête de l'Aïd. Evidemment, les représentants des commerçants affiliés à l'Union générale des commerçants et des artisans algériens assurent qu'une meilleure organisation est prévue et que les consommateurs pourront acquérir les produits de première nécessité. Mais il reste encore des insuffisances relevées par les responsables de l'UGCAA eux-mêmes, lors d'une conférence de presse organisée hier à Alger. Le fait est, d'après Tahar Boulenouar, porte-parole de cette organisation, que même si un certain nombre de commerces a été fixé pour établir une permanence pendant les jours de l'Aïd, il n'est pas garanti que cela sera respecté : «Cette année, on aura une participation en hausse de 11% par rapport à l'Aïd El Fitr. Cela dit, donner des chiffres est une chose, garantir la disponibilité de tous les produits de première nécessité en est une autre.» Au total, pas moins de 14 146 commerçants à travers le territoire ont été instruits par les services concernés pour assurer une permanence durant les jours de fête.«Il faut d'abord s'entendre, explique M. Boulenouar aux journalistes, sur le sens du mot permanence : cela veut dire que le nombre de commerces ouverts sera limité, sur 10 boulangeries dans une commune donnée, seules 2 seront ouvertes.» Les activités ciblées par le système de permanence établi conjointement par les services de wilaya, les directions du commerce et les représentants de l'UGCAA concernent les minoteries, les boulangeries, les usines de transformation de lait, les magasins d'alimentation générale, les stations-service et les taxis. «Cette fois-ci, précise M. Boulenouar, les commerçants ont été informés 10 jours à l'avance. A l'Aïd El Fitr, certains ont été contactés la veille alors qu'ils n'avaient même pas de farine, nous n'avons pas voulu rééditer cette erreur.» Les commerçants n'ayant pas d'excuse objective pour fermer durant l'Aïd seront passibles d'une amende de 50 000 DA ou d'une fermeture de leur commerce pendant une durée de 30 jours. Omar Aber, représentant des boulangers à l'UGCAA, sollicite l'indulgence et la compréhension des consommateurs : «Les boulangers travailleront toute la nuit pour fournir la quantité nécessaire de pain, mais il faudra que les consommateurs viennent la veille de l'Aïd ou très tôt le matin, car nous avons besoin, nous aussi, de passer du temps avec nos familles.» Et de souligner que le problème principal des boulangers réside dans le manque de main-d'½uvre. «La plupart des artisans viennent de Tizi Ouzou, Sétif, Jijel et Médéa. On ne peut pas leur interdire de voir leurs enfants», estime-t-il, en regrettant que le métier de boulanger ait perdu sa noblesse et qu'il soit devenu un commerce comme les autres.  

El Watan

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