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le rassemblement des enseignants violemment réprimé

Hier matin, toutes les personnes traversant les quartiers avoisinant le lieu du rassemblement ont été contrôlées. Le rassemblement des enseignants prévu à Alger par le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique élargi (Cnapest) a été violemment réprimé par les forces de l'ordre. «Nous sommes venus dénoncer les exactions du ministère de l'Education nationale à l'égard de nos syndicalistes, nous nous sommes retrouvés face à la répression de la police», a déclaré Nouar Larbi, secrétaire général du Cnapest-Elargi à sa sortie du commissariat de Jolie-Vue, à Kouba, vers 15h30. Ce syndicaliste déplore «l'atteinte aux libertés collectives». C'est très tôt dans la matinée que les agents de police ont passé au peigne fin tous les automobilistes en direction de l'annexe du ministère de l'Education nationale, au Ruisseau (Alger). «300 à 400 enseignants ont été arrêtés et retenus pendant des heures dans les différents commissariats de la capitale : El Harrach, Bourouba, Birtouta, Chéraga, Kouba, Zéralda, Belcourt...», dénonce Messaoud Boudiba, porte-parole du Cnapest-Elargi, qui déclare avoir échappé à la traque des policiers. Parmi les manifestants arrêtés «figurent 7 femmes originaires d'Alger et de Tizi Ouzou», indique notre interlocuteur. Ces femmes ont été emmenées au commissariat des Bananiers. Huit membres du bureau national du Cnapest-Elargi, dont Nouar Larbi, ont été arrêtés. «Je suis dans la salle d'attente. Les policiers nous ont déclaré qu'ils attendent les instructions», informe Nouar Larbi, contacté par téléphone. Des centaines d'enseignants venus de plusieurs wilayas ont été malmenés et pourchassés par la police avant même d'arriver au lieu du rassemblement. Les enseignants qui ont loué des bus pour se déplacer vers la capitale ont rebroussé chemin. «Les policiers ont sommé les conducteurs de faire demi-tour en escortant les bus jusqu'à la sortie d'Alger», relate Messaoud Boudiba. Les vieilles pratiques reviennent. Après avoir adopté des méthodes plus ou moins modérées, notamment à l'égard des enseignants contractuels pendant leur sit-in permanent devant la présidence de la République, la police opte de nouveau pour la répression. Hier matin, toutes les personnes traversant les quartiers avoisinant le lieu du rassemblement ont été contrôlées. «J'étais à l'arrêt de bus en face de l'annexe du ministère de l'Education nationale. J'ai vu les policiers qui contrôlaient toute personne se trouvant à cet endroit en exigeant sa carte d'identité. Après identification, ils demandaient à ces citoyens s'ils étaient enseignants», témoigne M. Lamri, responsable de la section syndicale du lycée Bahia Hidour de Aïn Naâdja. Les enseignants ont été sommés de quitter les lieux ; ceux qui refusaien ont été embarqués dans les fourgons de la DGSN qui quadrillaient les alentours de l'annexe du ministère. Un dispositif similaire, rappelant l'atmosphère de l'année 2011, a été également déployé à El Mouradia, où se trouve le siège du ministère de l'Education nationale. Très tôt dans la matinée d'hier, des policiers ont été postés le long des routes menant vers El Mouradia, et ce, pour contrecarrer l'expression des enseignants qui se veut pourtant pacifique. «Notre grève va continuer. Ce ne sont pas ces pratiques qui vont contourner notre mouvement de protestation», affirme le porte-parole du Cnapest-Elargi, qui souligne que des enseignants des trois paliers (primaire, moyen et lycée) ont pris part à ce rassemblement. Vers 15h, toutes les personnes arrêtées ont été libérées.  

El Watan

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