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Mardi 5 octobre 1993, Rabah Guenzet était lâchement assassiné vers 19h30 alors qu'il rejoignait son domicile. Il était membre du conseil national du mouvement Ettahadi-Tafat. Un hommage lui a été rendu, samedi dernier, à Paris, par sa famille, ses anciens camarades et ses proches. Paris De notre correspondante Mille neuf centre quatre-vingt treize, une année macabre  qui a ouvert  la longue liste d'assassinats d'intellectuels, universitaires, journalistes, syndicalistes, féministes et autres démocrates par le terrorisme islamiste. 20 ans après, sa veuve, ses filles, entourées de proches et de camarades de l'ex-PAGS, se sont regroupées pour une cérémonie commémorative en hommage au militant pour une Algérie républicaine, moderne et de progrès qu'était Rabah Guenzet. Pour que le silence, l'oubli, l'amnésie, organisés par une loi d'amnistie décriée et contestée, ne le tuent pas une seconde fois, ainsi que  les milliers de patriotes connus ou anonymes assassinés, eux aussi, parce que porteurs des mêmes aspirations, du même projet humaniste, généreux, du même idéal républicain contre l'injustice et l'obscurantisme. Pour dire que le combat doit continuer. «J'écris de là où j'ai mal... En chantant la paix... Même  avec mon désespoir, je garde l'espoir.» Il y aura «d'autres Chergou, d'autres Guenzet». «Ils ont tué la parole, notre parole. L'amour  pour la patrie, pour la liberté restent libres», dira, dans une adresse digne et émouvante, la veuve de Rabah Guenzet. Des sanglots dans la voix, Rym, la fille aînée, rappelle : «Ce jour-là, il n'y a pas eu que mon père qui a été assassiné.» Et, «y a-t-il encore de l'espoir pour reconstruire notre pays ? On manque de leaders, d'hommes intègres pour nous donner les clés. Parfois je doute. Ce qui nous est arrivé nous a explosés de l'intérieur, nous a disloqués, déracinés. Que cette commémoration puisse nous permettre de poursuivre le combat autrement.» C'est plus qu'un appel. Un impératif. Après la sanglante décennie, où en sont les forces républicaines ? A quand leur rassemblement  ? Le sursaut salutaire  ?   A rappeler que Rabah Guenzet, professeur de philosophie, islamologue, a joué un rôle de premier plan dans la transformation du PAGS en Ettahadi-Tafat, dont le combat pour la démocratie et la modernité était au c½ur de son programme. Syndicaliste, il a fait partie de la Fédération des travailleurs de l'éducation et de la culture (FTEC). Il a été, comme de nombreux progressistes, victime du sinistre article 120 des statuts du parti unique, alors qu'il était secrétaire général du Syndicat national de l'enseignement secondaire et technique.  

El Watan

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