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Baba Ahmed face

Le ministre Abdelatif Baba Ahmed est appelé à faire face à un vaste mouvement de protestation dans son secteur, un mois seulement après la rentrée scolaire. Le Conseil national autonome des professeurs du secondaire et du technique (Cnapest), qui entame aujourd'hui une grève illimitée, brandit comme principale revendication la révision du statut particulier des travailleurs du secteur, jugé «discriminatoire et contenant plusieurs dysfonctionnements». Le Syndicat national des travailleurs de l'éducation (SNTE) compte lui aussi entamer une grève reconductible chaque lundi et prévoit un rassemblement le 9 octobre. D'autres syndicats autonomes, même s'ils n'ont pas encore annoncé un quelconque mouvement de protestation, se sont largement exprimés sur «les lacunes contenues dans le statut régissant la corporation». «Il est clair, selon le Conseil des lycées d'Algérie (CLA) que notre syndicat ne se taira pas sur les aberrations contenues dans le texte», précise Idir Achour, porte-parole de ce syndicat. Les organisations syndicales autonomes sont presque unanimes quant à la nécessité de l'ouverture du chantier de la révision du statut, en vigueur depuis plus deux ans. «L'actuel statut ne garantit pas l'équité en droits à toutes les catégories», estime l'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (Unpef). Plusieurs incohérences ont été relevées quant à la gestion des carrières des différentes catégories de fonctionnaires. Certaines catégories sont favorisées alors que d'autres sont complètement lésées, comme c'est le cas des enseignants du technique qui s'estiment défavorisés par les dispositions du décret exécutif n°08/315 du 11 octobre 2008, dont la dernière mouture a été approuvée dans le décret exécutif n°12/240 du 29 mai 2012. Des dispositions liées à la classification de certaines catégories de fonctionnaires comme les directeurs, censeurs et enseignants du technique, des corps communs et la gestion de la médecine du travail suscitent également la colère des travailleurs. Leurs représentants ont fait connaître leur opinion en organisant plusieurs mouvements de protestation, des grèves et des rassemblements pour dénoncer les inégalités contenues dans le statut. Durant l'année scolaire 2012/2013, plusieurs organisations syndicales ont tenté de défendre, chacune de son côté ou à travers des actions communes, les intérêts de chaque corporation. Ceci malgré les 29 réunions tenues entre l'ancien ministre de l'Education, Boubekeur Benbouzid et les représentants des syndicats concernant les propositions et les négociations autour de ce texte, qui n'a pas tenu compte, à la fin, des propositions des travailleurs, selon les syndicats qui ont maintenu le bras de fer jusqu'à la fin de l'année scolaire.  L'actuel ministre, qui s'est montré plutôt conciliant en demandant «plus de temps» avant d'engager une quelconque refonte du texte régissant la corporation, est confronté aujourd'hui aux conséquence de la politique de ses prédécesseurs. Aussi, comme l'a maintes fois répété le ministre, la refonte des dispositions du statut ne relève pas des prérogatives de la tutelle. La direction de la Fonction publique sous la tutelle du Premier ministère n'a affiché aucune volonté de revoir de sitôt ces textes.

El Watan

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